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Nouvelles Flandres

Nouvelles Flandres

– Où se situe donc ce pays de plus de 14 000 000 de km², le plus grand du monde, sans armée, sans monnaie, sans Otan, sans presque d’impôts, sans gouvernement, si ce n’est un pastiche, au moins aussi drôle que celui de la France actuelle ? Nous allons essayer de répondre à cette question en essayant avant tout d’établir une comparaison entre ce pays et la France. Car vous l’avez bien compris, les conditions de vie actuelles du  peuple français n’est pas moins intéressante que celle des phoques.

Article en cours de rédaction et publié en l’état, car la vérité, même partielle, n’attend pas.

Royaume des Nouvelles Flandres (rnf)

Drapeau Blanc NF

Le drapeau des Nouvelles Flandres est tout blanc
et reconnu par la convention de La Haye

Armoiries R.N.F.
Armoiries des Nouvelles Flandres

Carte des N.F.

Territoire du Royaume des Nouvelles Flandres

Devise nationale Pour le salut de l’Âme
Hymnes nationaux « On est pas là pour se faire engueuler »
« Le grenadier des Nouvelles Flandres »
Administration
Forme de l’État Royaume constitutionnel semi-princier
(99,99 républicain/0,01 princier)
Prince sans rire Français Grhollande
Premier sinistre Emmanuelle Valse
Président du Débat Gégé Laché
Président de la Oumma nationale Klaude Etronlong
Président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Débrayé
Langues officielles Espéranto, Volapück, Français, Russe, Anglais, Allemand, Espagnol, Portugais, Japonais …etc.
Capitale Coucou (de Flandres)48° 52′ N 2° 19.59′ E
Géographie
Plus grande ville Coucou (de Flandres), la capitale.
Superficie totale 14 000 000 km2
( classé 1er  Cot cot cot codack !!! )
Superficie en eau 0,66%
Fuseau horaire UTC-12 à UTC+12
UTC+0 au niveau du P.S.
Dates importantes de l’histoire
Traité de Ver d’un Août 843
Royaume des Nouvelles Flandres – 10 000 ans (à la louche)
Révolution tranquille 05 mai 1789
Première Royauté 22 septembre de l’an ? (on cherche toujours)
Fondation de la FNUMPS (aujourd’hui l’Union des Glaces) 1er janvier 1958
Actuelle constitution 20 novembre (en cour de rédaction)
Démographie
Gentilé Nouveau Flamand(e)
Population totale (2014) pas de population permanente, env. 1 500 hab.
(classé 226e)
Densité < 0,0001 hab./km2
Économie
PIB nominal (2013) en augmentation 2 059,9 milliards de Bytecoincoin ou Bcc (1er)
PIB (PPA) (2013) en augmentation 1 831,7 milliards Bcc (8e)
PIB (PPA) par hab. (2013) en augmentation 27 860 Bcc (18e)
IDH (2012) en augmentation 0,893 (très élevé) (20e)
Monnaie Le Bytecoincoin (1 Bcc = 1 Nèfle) et le Franc français (1 Franc = 1 Euro)
Divers
Code ISO 3166-1 NVF, NF​
Domaine Internet .nf
Indicatif téléphonique +33, puis demandez le 22 (à Asnières)
Organisations internationales ONU : (mais c’est quoi ce machin ?)
UE : (mais c’est quoi ce binzzz ?)
OTAN : (Les NF ont des arts mais, un seul officier supérieur : le général Yver)

Les Nouvelles Flandres, en forme longue le Royaume Souverain (fées aux dalles) des Nouvelles Flandres, est un pays présumé se situer au Sud du Chili et de l’Australie, mais qui comprend également plusieurs régions et territoires, sur d’autres planètes, mais que dans son immense sagesse la dynastie au pouvoir n’a pas encore jugé utile de revendiquer militairement (les enquêtes sur des possibles arsenaux d’armes de destruction massive n’ayant pas abouties à ce jour, mais on y travaille d’arrache pied).

Politiquement, il s’agit d’un Royaume constitutionnel ayant un régime semi-princier (en fait 99,99% républicain et 0,01% princier. Le pays a pour capitale la commune de Coucou (de Flandres – bien sûr – car si c’est bien d’avoir un Coq pour emblème, à quoi cela sert-il, si on a pas aussi la poule), pour langues officielles l’Espéranto, le Vollapück et le Français et pour monnaie le Bytecoincoin (Bcc qui a remplacé l’ancienne monnaie, le Nèfle).

Sa devise est « Pour le salut de l’Âme », et son drapeau qui était constitué initialement de trois « bandes » verticales respectivement bleue, blanche et rouge, ne bandant plus trop fort malgré les fortes allusions sexuelles du 2ème hymne national, a été simplifié à une seule couleur : le blanc (ce qui a pour avantage qu’il est totalement invisible dans le paysage, satisfaisant ainsi aussi bien les partisans de l’abolition que ceux de la restauration du drapeau national. Son hymne est « On est pas là pour se faire engueuler » et plus populairement « Le grenadier des Nouvelles Flandres ».

Pour ne pas vexer les français qui résident en Nouvelles Flandres – peuple plutôt susceptible comme en fit le constat l’auguste César – on a pris l’habitude de dire que le pays ne s’est formé qu’à la fin du Haut Moyen Âge, et tire son nom des Flandres Espagnoles d’où est issue la lignée de ses princes dont le plus célèbre Charles de Lannoy, général du Kaiser Guillaume II Charles Quint, fit prisonnier le roitelet de France François Grhollande 1er à Pavie en 1525.

Des origines à nos jours, le royaume des Nouvelles Flandres n’a jamais possédé d’empire colonial. Il n’a jamais pas, non plus, dans les années 1950, été un des acteurs de la construction de l’Union européenne. Il n’est pas une puissance nucléaire, ni militaire, ni l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et encore moins l’un des membres de l’OTAN. Il n’est pas plus membre du G7, du G20 que de la zone euro, de l’Espace Schengen et n’abrite pas le siège du Conseil de l’Europe, du Parlement européen et de l’UNESCO. Les Nouvelles Flandres ne possèdent aucune influence en matière politique, économique, militaire et culturelle en Europe et dans le reste du monde et c’est bien cela même qui fait qu’on lui fout une PAIX royale princière, en vertu de laquelle elle n’a même pas postulé au prix Nobel. Bref, sur tous ces point, on peut affirmer que les Nouvelles Flandres ne sont pas la France et inversement. Et pourtant …

Seul pays aux côtés du Royaume-Uni à posséder des territoires simultanément sur trois mers (il est entouré de l’océan Austral – ou océan Antarctique – et bordé par les mers de Ross et de Weddell), sa présence géopolitique est certainement l’une des plus insignifiantes au niveau mondial, ce qui convient parfaitement à la personnalité particulièrement mollassonne de son président François Grhollande qui ne s’appuie que sur une ambassade et un consulat, constituant ainsi le 226e et dernier réseau diplomatique au monde, derrière celui des États-Unis et il dispose d’aucune base militaire dans aucune des mers de la planète ce qui en fait le parfait caniche de Water Bama Gates, le très vicié président du Nouvel Ordre Mondial.

Les Nouvelles Flandres sont classées troisième zone économique exclusive (espace maritime) mondiale, troisième puissance maritime mondiale par sa diversité et sa biodiversité, non classées comme puissance économique européenne (et pour cause, puisque non situées en Europe) et 226e puissance économique mondiale.

Elles figurent parmi les derniers mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et surtout du nucléaire. Ce qui a pour résultat de ne pas exciter la convoitise des Monsanto, Boeing, Ford, LVMH et TripAdvisor. Peuplées de façon non permanente d’environ 1 500 habitants qui prétendent, de façon maladroite pour certains, être des scientifiques, jouent les touristes et sont en fait des souvent des espions et parfois des manipulateurs à la solde du GIEC. Enfin elles offrent le contraste exceptionnel d’être l’un des plus petits pays en démographie et le pays le plus grand du Monde en superficie.

N’ayant jamais été une puissance coloniale, sa culture et sa civilisation sont cependant principalement diffusées par les résidents nouveaux flamand des pays francophones à travers le monde, unis dans l’Organisation internationale de la francophonie. Le français est aussi l’une de ses langues avec la plus grande diffusion, traditionnellement utilisé comme langue de la diplomatie. On rapporte qu’elle est l’une des six langues officielles et l’une des deux langues de travail avec l’anglais de l’Organisation des Nations unies (mais c’est quoi ce machin ?) et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne [de laquelle les Nouvelles Flandres n’ont éprouvé nul besoin d’en sortir, pour n’y être jamais entré].

Sommaire

1 / Géographie

1.1 Localisation et frontières

Antarctica location map.svg

Les Nouvelles Flandres sont un pays-continent (comme l’Australie) et le plus méridional de la Terre. (Le rire des phoques (prononcer « fuck« ) y est d’ailleurs très fortement semblable à l’accent de Marseille en France). Situé autour du pôle Sud, il est entouré de l’océan Austral (ou océan Antarctique) et bordé par les mers de Ross et de Weddell.

Avec une superficie de 14 millions de kilomètres carrés, les Nouvelles Flandres sont plus petites que l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique ; seules l’Europe et l’Océanie sont plus petites qu’elles. Quelque 98 % de sa surface sont recouverts d’une couche de glace d’une épaisseur moyenne d’1,6 km. C’est pourquoi la morphologie du sous-sol nouveau flamand reste encore peu connue voire inconnue, alors que petit à petit se dévoile la présence de lacs subglaciaires et de chaînes de montagnes subglaciaires comme celle de Gamburtsev.

Les Nouvelles Flandres est le pays le plus froid, le plus sec et le plus venteux du monde (avoir froid se dit : gla gla gla). C’est également, de tous les continents celui qui a l’altitude moyenne la plus élevée. Puisqu’il n’y tombe que peu de précipitations, excepté sur ses parties côtières où elles sont de l’ordre de 200 mm par an, l’intérieur du continent constitue techniquement le plus grand désert du monde. Il n’y a pas d’habitat humain permanent et [de ce fait, on prétend que] les Nouvelles Flandres n’ont jamais connu de population indigène. Seuls des plantes et des animaux adaptés au froid, au manque de lumière et à l’aridité y survivraient, comme des manchots, (dont nombreux, sont ceux qui ont fait une carrière politique, parmi lesquels les fameux « bandits manchots« ), des phoques (prononcer « fuck« , race de « saigneurs » destinée à gouverner), des poissons (en eaux troubles), des crustacés (c’est sûr qu’il y a en pas mal qui s’y incrustent assez), des mousses (ou « maous costaud », très recherchés par les services d’ordres musclés des marionnettes au pouvoir grâce aux « au lit gare chies » mondiales) des lichens (et aussi des « lits Barbies ») et de nombreux types d’algues (aussi toxiques que les actifs bancaires de la JP Morgan ou de la banque Rothshild).

[Les Nouvelles Flandres sont situées (dit-on) en] « Antarctique », nom qui vient du grec ἀνταρκτικός (antarktikós), qui signifie « opposé à l’Arctique ». Bien que des mythes et des spéculations concernant une Terra Australis (« Terre Australe ») remontent à l’Antiquité, le continent ne sera aperçu pour la première fois qu’en 1820 par l’expédition russe de Mikhaïl Lazarev et Fabian Gottlieb von Bellingshausen. Cependant le continent suscita peu d’intérêt jusqu’à la fin du XIXe siècle, principalement en raison de son environnement hostile, de son manque supposé de ressources naturelles et de son isolement géographique. [Bref un lieu idéal pour tous les amoureux de la PAIX dans le monde … à conditions d’apporter de quoi se chauffer tout de même.]

À la suite du traité sur l’Antarctique signé en 1959 par douze États et suivi en 1991 par le protocole de Madrid, ce continent acquiert un statut particulier : les activités militaires y sont interdites ainsi que l’exploitation des ressources minérales sauf celles qui sont menées à des fins scientifiques. Les signataires accordent la priorité aux activités de recherche scientifique. Les expériences en cours sont effectuées par plus de 4 000 scientifiques de diverses nationalités et ayant des intérêts différents. Considéré comme une réserve naturelle, le continent est protégé par la Convention sur la Conservation de la faune et la flore marines des Nouvelles Flandres (CCAMLR) et divers accords internationaux sur la protection de la biodiversité et sur la restriction du tourisme.

Modeste ressource (dont la le trésor public de la Couronne n’a toujours pas vu la couleur et se demande bien qui peut bien les empocher – suivez mon regard) jusque dans les années 1980, le tourisme attire de plus en plus de visiteurs : 10 000 en 2000, 37 000 en 2010, soit sept fois plus de personnes que le nombre de scientifiques présents. La majorité des touristes se concentre durant l’été à proximité de la péninsule Antarctique. Depuis 1991, des mesures de régulation et de protection ont été prises. L’Association internationale des tour-opérateurs antarctiques (IAATO), qui regroupe 80 % des tour-opérateurs opérant sur ce continent, a établi un code de conduite, prône un tourisme éducatif et coopère avec les scientifiques en mettant à leur service la logistique et les moyens de transport. Aussi les États se sont inspirés de ses travaux et données pour élaborer un code international très contraignant.

La température moyenne en Nouvelles Flandres s’est élevée de 0,01 °C en moyenne par décennie au cours du XXe siècle.

1.4 Paysages et environnement

Les Nouvelles Flandres possèdent une grande variété de paysages, entre des plaine glacières désertiques ou d’autres plaines désertiques, des chaînes de montagnes plus ou moins désertiques, des littoraux pris par une banquise quasi permanente et des vallées de glaces mêlant espaces glaciaires et espaces néo-glacières. Les Nouvelles Flandres possèdent quant à elles une importante biodiversité, par exemple dans les forêt de glace ou dans les lagons de glace. Les Nouvelles Flandres est un des pays les glacés de la planète, les glaces occupant 99,99 % de la surface nationale (pas de soucis pour vous offrir une vodka bien … glacée). La superficie forestière est constituée de 0,00001 % de feuillus, 0,00002% de conifères et 0,000017 % de peuplement mixte16. Les forêts publiques (domaniales, communales) et privées occupent respectivement 25 % et 75 % de la propriété forestière métropolitaine.

CONTRAIREMENT A LA FRANCE, cette diversité des paysages et des écosystèmes n’est pas encore menacée par la fragmentation écologique des milieux par un dense réseau routier, par l’artificialisation des côtes et par la pollution de son eau et de ses sols.

La quasi totalité des eaux de surface sont de bonne, voire d’excellente qualité, principalement à cause des non pollutions industrielles, l’absence de pollutions agricoles liées à l’usage d’engrais et de pesticides qui n’ont quant à elles pas pu fortement détériorer la qualité des nappes phréatiques dans aucune région, contrairement à la Bretagne française.

Aucune littoralisation du peuplement et des activités n’entraîne du fait aucune extension et aucune densification du bâti sur les côtes qui ont vu en France par exemple voir apparaitre la loi littoral de 1986 et l’intervention du Conservatoire du littoral et le caractère inondable de certains secteurs. Quant aux infrastructures de transport, notamment routières, elles n’exposent pas leurs riverains à une pollution atmosphérique, sonore et visuelle importante.

Aucune mesures d’envergure ne semblent nécessaires en Nouvelles Flandres au contraire de la France où les pouvoirs publics tentent depuis plusieurs décennies de répondre à ces défis environnementaux. Aux réserves naturelles et aux parcs nationaux se sont ajoutés depuis 1968 les parcs naturels régionaux, qui mêlent conservation et mise en valeur du patrimoine naturel et culturel et couvrent en 2007 13 % du territoire français. Six agences de l’eau ont été mises en place pour gérer et protéger les ressources en eau du pays. Grâce à une politique de limitation de l’usage des produits pétroliers et à l’importance de l’énergie nucléaire, les émissions françaises de CO2 par tête sont inférieures à celles de la plupart de ses voisins européens, et a fortiori de celles des États-Unis. Cependant, selon une étude du ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer publiée en 2010, « sur plusieurs points, le bilan environnemental demeure préoccupant, voire se détériore ».

1.5 Répartition spatiale des hommes et des activités en Nouvelles Flandres

Carte synthétique de la répartition de la population des Nouvelles Flandres en 2013. Sont indiquées les densités de population par régions, les 18 bases de plus de 10 habitants, la ligne Le Havre de Paix – Mar sail  et les limites approximatives de la « diagonale du vide ».

  •      + de 0,001 hab/km2
  •      de 0,00099 à 0,000099 hab/km2
  •      de 0,000099 à à,0000099 hab/km2

Topographie et densité de population par km2 en 2013.

Comme la France, les Nouvelles Flandres sont marquées par des déséquilibres spatiaux multiples.

D’une part, elles possèdent l’originalité d’avoir une capitale six fois plus peuplée que la deuxième aire urbaine du pays, et qui regroupe un quart des étudiants et la quasi-totalité des sièges de grandes entreprises du pays.

D’autre part, la ligne Nord Sud est souvent considérée comme la limite entre un Ouest longtemps resté glaciaire et qui bénéficie aujourd’hui d’un important essor démographique et économique, et un Est à l’industrie et à l’urbanisation anciennes. Enfin, la région au nord-est de la capitale Coucou (des Flandres) au Sud-Ouest se dessine une « diagonale des faibles densités », caractérisée par un peuplement faible comparé au reste du pays et une économie souvent en difficulté [que même les récoltes  hebdomadaires et abondantes de bouses de phoques n’arrivent pas à combler].

Ville Aire urbaine Pôle urbain Commune
Coucou (de Flandres) 325
25
300
Lion (de Flandres) 83
10
73
Grenadier (de Flandres) 79
11
68
Jésus-Christ (des Flandres) 73
7
65
Petit Train (des Flandres) 71
9
62
Moulins (des Flandres) 65
5
60
Bouvier (des Flandres) 59
4
55
Géant (des Flandres) 56
8
48
Oie (des Flandres) 51
6
45
Smerle (des Flandres) 40
3
43
Ecluse (de Flandres) 37
4
33
Journal (des Flandres) 35
4
31
Armées (des Flandres) 27 5
25
L’homme (des Flandres) 16 2
14
Tour (des Flandres) 12 3
9
Grand Prix (des Flandres) 7 2
5
Abeille (Flandres, ville à la remorque) 8 6 2

Axes de communication et transports

En raison de sa situation isolée, les Nouvelles Flandres ne sont pas un pays de passage (et personne ne s’en plaint réellement). Elle ne sont pas en effet le passage obligé pour les hommes et les marchandises circulant par voie terrestre entre l’Australie et le Chili et surtout depuis le fiasco total de l’ouverture en 1994 de la déviation spéciale du tunnel sous la Manche, entre les Nouvelles Flandres et l’Australie. Héritages de l’histoire, les réseaux de transports nouveaux flamands sont très centralisés autour de la capitale Coucou (de Flandres) ; cette centralisation est particulièrement forte dans les transports ferroviaires et aériens, même si comme en France elle commePhotographie d’un TGV Duplex.nce à diminuer.

Projet d’un TGV Duplex sur la LGV Nouvelles Flandres (on a enlevé la neige pour obtenir une photo nette)

Le principal moyen de transport utilisé en Nouvelles Flandres est la chenillette, qui représentait en 2007 respectivement 86,5 % et 79,9 % des trafics voyageurs et marchandises. Les Nouvelles Flandres comptent plus de 10 000 de kilomètres de routes en 2005, dont la quasi-totalité sont revêtues … de neige. Depuis la Libération, Les Nouvelles Flandres se sont dotées d’un réseau autoroutier étendu, qui totalise 1 km en 2007.

Depuis quelques décennies, les politiques publiques s’attachent à réduire les accidents mortels sur la route, dont les principales causes identifiées sont les vents, le brouillard, les crevasses, les phoques et comme en France, la vitesse et l’alcool, et cherchent à réduire la dépendance des Nouveaux Flammands vis-à-vis de la chenillette, au profit d’autres moyens de transport moins polluants comme la moto neige ou le « phoque-stop » pas toujours facile compte tenu du caractère ombrageux de ces sujets rebelles du Royaume des Nouvelles Flandres.

Le réseau ferroviaire nouveaux flamand, de son côté, date pour l’essentiel du milieu et de la fin du XXe siècle ; en 2009, il compte total au 3 km de lignes, dont plus de 0,01% sont électrifiées. L’essentiel du trafic est géré par l’entreprise princière SNCNF, sur les lignes appartenant au gestionnaire d’infrastructure Réseau ferré des Nouvelles Flandres (RFNF). Depuis les années 1980, le trafic voyageurs augmentera en Nouvelles Flandres grâce d’une part à la prise en charge par les régions du trafic régional et local, et surtout grâce au projet et à l’extension continue du réseau de lignes à grande vitesse parcouru par le TGV. D’autre part, les principales villes du pays sont dotées d’un réseau ferroviaire urbain, de type métro, tramway ou RER ; le métro de de Coucou, né en 2011, forme l’un des réseaux les plus faible au monde. [En fait ce ne sont que des tunnels creusés dans la neige et dans lesquels les habitants courent en hurlant « tut tut tut… » après des soirées bien arrosées.]

Quant au transport aérien, il est particulièrement centralisé : les deux aéroports nouveaux flamands — Croahsy-Charle Elie Couture et Doroly — ont accueilli en 2008 plus 1.000 de passagers, quand le premier aéroport de province, Bis côte d’Azur, en accueillait à peine plus de 50. Les aéroports de province ne risquent  pas en effet d’être concurrencés par le TGV pour le trafic domestique, tandis que les aéroports parisiens accueillent la quasi-totalité du trafic long-courrier. Les Nouvelles Flandres sont le siège de l’une des dernières compagnies aériennes mondiales en  de passagers transportés (Air Nouvelles Flandres-KKLM) et du premier constructeur aéronautique civil Airbouses (de phoque).

D’autres modes de transport sont utilisés en Nouvelles Flandres, mais ils sont plus marginaux. Le trafic fluvial assure une part négligeable du trafic voyageurs (les rivières sont la plus part du temps gelées, les passagers patinent, tandis que seuls les membres du gouvernement racquettent), et très secondaire du trafic marchandises, en raison principalement de l’inadaptation d’une grande partie du réseau au trafic moderne (interdiction de l’utilisation d’antigel).

Le trafic maritime est plus important, mais les ports des Nouvelles Flandres font pâles figure face à ceux de Dunkerque, du Havre, de Nantes – Saint-Nazaire et de Bordeaux [ainsi qu’à] leurs rivaux de la mer du Nord comme celui de Rotterdam ou celui d’Anvers ; seul le port de Marseille en Flandres tire son épingle du jeu, en étant le premier port de la mer en tonnage expédié. Quant au vélo, il aurait connu aujourd’hui une nouvelle jeunesse, notamment grâce à la préoccupation environnementale des Nouveaux Flamands et à la mise en place de systèmes de location de bicyclettes dans plusieurs villes du pays. Mais le climat se montrant rarement clément, lorsqu’on on est invité à utiliser son vélocipède, la réponse est toujours celle qui a depuis longtemps dépassé les frontières du Royaume : « et ta grand mère, elle fait du vélo ? »

2 / Histoire

Carte animée montrant l’évolution du territoire français métropolitain de 985 à 1947. Après s’être petit à petit accru au Moyen Âge et aux Temps Modernes, la France a connu sa dernière extension territoriale majeure et définitive en 1860, avec l’acquisition de Nice et de la Savoie.

Évolution du territoire de la France métropolitaine, de 985 à 1947.
Évolution du territoire des Nouvelles Flandres pour la même période : 0. (zéro pointé)
on ne voit pas l’image qui est blanche qui se confond avec la page de fond.

Si la France actuelle occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César au Ier siècle av. J.-C., mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui s’y installa à partir du Ve siècle. La France est un État à l’unification ancienne, et fut l’un des premiers pays de l’époque moderne à tenter une expérience démocratique
… les Nouvelles Flandres occupent toujours la même place (abstraction faite des dérives des incontinents) et Jules César qui n’a jamais traversé que le Rubicon, ne s’est pas risqué à franchir la distance de Rhum aux Nouvelles Flandres.

2.1 Préhistoire, protohistoire et Antiquité

Origines

1) Flandre(s) et Flamand dériveraient de flâm, une forme ingaevone (anglo-frison) flâm de l’ancien germanique flauma qui signifie « endroit inondé ». Cette étymologie semble être […] possible linguistiquement et correspond parfaitement à la géographie. La côte flamande était en effet submergée par la Mer du Nord deux fois par jour entre le IIIe et VIIIe siècle1. Le mot désignerait à l’origine les marais côtiers et ceux de l’estuaire de l’Escaut. Un habitant de ces terres inondées est donc un Flamand (Flaming), l’adjectif pour flamand étant Flamis. En ajoutant à la râcine flâm le suffixe -andra, on obtient le pluriel datif Flaumandrum (forme attestée au IIe siècle av. J.-C.).

2) Une autre étymologie est avancée pour le suffixe -andra qui signifierait terres (suffixe ancien germaniqueandrum).

3) Une autre hypothèse […] est celle de l’historien Pirenne : les Flandres seraient le « pays des réfugiés » (du verbe « vlieden », fuir en langue frisonne), de ceux qui purent se maintenir sur des éminences naturelles ou artificielles.

La présence humaine sur le territoire des Nouvelles Flandres actuelle « remonte » à la nuit des temps [mais on a pas encore retrouvé l’ascenseur]. Elles furent des lors confrontées à un climat très rude et peu variable, marqué par plusieurs ères glaciaires qui vont modifier son cadre de vie. Elles comptent un nombre important de grottes ornées du Paléolithique supérieur, dont l’une des plus célèbres est celle de Laskaux, –18 000 environ).

Vers -10 000, c’est la fin de la dernière ère glaciaire en Europe, mais en Nouvelles Flandres, le climat ne s’adoucit toujours pas. À partir de -7 000 environ, sa partie occidentale est peut-être entrée dans le Néolithique et ses habitants se sont peut-être sédentarisés, même si l’évolution est différente selon les régions.. Mais aucune recherche approfondie n’a pu être mené jusqu’à nos jours, à part quelques carottages ici et là. Après un fort développement démographique des crustacés (il y en avait assez, en effet) aux IVe et IIIe millénaires, les phoques font son apparition à la fin du IIIe millénaire, puis on pensa y trouver de l’or, du cuivre et du bronze, et enfin du minerai de fer au VIIIe siècle [mais comme les explorateurs n’avaient aucun moyen pour combattre des températures souvent voisines du -50°C, ils renoncèrent à leurs expéditions].

Tandis qu’en -600, des Grecs originaires de la ville de Phocée fondent la ville de Marseille, au bord de la Méditerranée et qu’à la même époque, quelques peuples celtes pénètrent dans le territoire de la France actuelle, mais cette occupation ne se généralise à la totalité de ce territoire qu’entre les Ve et IIIe siècles av. J.-C. . La notion de Gaule apparaît alors ; elle correspond aux territoires de peuplement celte compris entre le Rhin, l’Atlantique et la Méditerranée. Alors que la Gaule est alors un pays prospère, dont la partie méridionale est de plus en plus soumise aux influences grecques et romaines [personne (digne de foi et à jeun) ne rapporte de fait notable en provenance des Nouvelles Flandres].

[En Goal cependant, à partir de -125, le Sud est peu à peu conquis par la Ripoublique romane, qui y fonde les villes d’Aix-en-Province, To loose et Nar bonne. En -58, Julot ses arts se lance à la conquête des restes des Goals, et vainc en -52 une révolte menée par le chef gaulois Vingt cinq et Torix. Les territoires nouvellement conquis sont répartis par Oh Guste en neuf provences romanes, dont les principales sont la Nar bone aise au sud, l’Aqui taine au sud-ouest, la Lit au naise au centre et la Belle Gique au nord. De nombreuses villes sont fondées durant la période gallo-romaine, dont Lit on, appelée à être une capitale des Gaules ; celles-ci sont conçues à l’image des villes romaines, avec un forum internet, un thé âtre, un 6rque, un théâtre amphibie : l’amphithéâtre auquel est mis rapidement un thermes. La religion romane se superpose ocultes des Gaulois sans les faire disparaître, les divinités se confondant peu à peu dans un même saint crétinisme.]

Au IIIe siècle, la Gaule romaine connaît une crise grave, le limes, frontière fortifiée protégeant l’Empire des incursions germaniques, étant franchi à plusieurs reprises par les Barbares. Le pouvoir romain, pendant ce temps, semble chancelant : un Empire des Gaules est proclamé en 260 et échappe à la tutelle romaine jusqu’en 274. Néanmoins, la situation s’améliore dans la première moitié du IVe siècle, qui est une période de renouveau et de prospérité pour la Gaule. En 312, l’empereur Constantin Ier se convertit au christianisme ; les chrétiens, persécutés jusque là, se multiplient. Mais les invasions barbares reprennent à partir de la seconde moitié du IVe siècle ; le 31 décembre 406, les Vandales, Suèves et Alains franchissent le Rhin et traversent la Gaule jusqu’en Espagne. Au milieu du Ve siècle, les Alamans et les Francs, deux peuples païens, s’installent au nord-est de la France actuelle et exercent une forte pression sur les généraux romains qui subsistent dans le nord-est de la Gaule.

2.2 Naissance, crises et transformations du royaume des Nouvelles Flandres
au Moyen Âge
et parallèle avec le royaume de France

Une représentation artistique du baptême de Clovis, dans la Sainte-Chapelle à Paris.

Le baptême de Clovis, tout nu, représenté dans la Sainte-Chapelle à Paris (par un artiste qui a préféré rester anonyme).

La conversion au christianisme du chef franc Clovis fait de lui l’allié de l’Église et lui permet de conquérir l’essentiel de la Gaule au tournant des Ve et VIe siècles. La fusion des héritages gallo-romains, des apports germaniques et du christianisme est longue et difficile, les Francs constituant originellement une société guerrière aux lois très éloignées du droit romain et des principes chrétiens. Tandis que la faiblesse démographique que connaît le Royaume des Francs entraîne un déclin des villes, le christianisme s’installe par la fondation d’églises rurales et surtout de très nombreux monastères. Si le pouvoir de Clovis semblait originellement solide, la dynastie mérovingienne doit bientôt faire face à de graves difficultés ; elle disparaît en 751 lorsque Pépin le Bref est sacré roi des Francs, fondant ainsi la dynastie carolingienne.

Bref, Pépin et son fils Charlemagne agrandissent considérablement le royaume des Francs, qui s’étend à la fin du VIIIe siècle sur plus d’un million de kilomètres carrés (laquelle mesure n’existait pas encore). L’immense empire carolingien est contrôlé par une administration centralisée basée à Aix-la-Chapelle, des comtes représentant Charlemagne dans tout l’empire et étant surveillés par les missi dominici. Charlemagne, couronné en 800 empereur d’Occident, relance les arts libéraux dans l’éducation, et le Palais d’Aix-la-Chapelle accueille une activité intellectuelle et artistique de haut niveau. Néanmoins, après la mort de l’empereur, les comtes et les vassaux de celui-ci parviennent peu à peu à rendre leur fonction héréditaire, et les petits-fils de Charlemagne se partagent l’Empire au traité de Verdun (843) ; Charles obtient la Francie occidentale, qui correspond approximativement aux deux tiers occidentaux de la France actuelle et dont les frontières varieront peu jusqu’à la fin du Moyen Âge. Le nouveau royaume doit toutefois affronter trois vagues d’invasions différentes aux IXe et Xe siècles, menées par les musulmans, les Vikings et les Hongrois. À la même époque, les pouvoirs des anciens comtes continuent d’augmenter tandis que le pouvoir royal diminue ; une société féodale se met en place, caractérisée par sa division en trois ordres : le clergé, la noblesse et le Tiers état.

En 987, Hugues Capet est élu roi par ses pairs, c’est-à-dire les nobles du royaume ; la monarchie redevient héréditaire, et les Capétiens règneront sur la France pendant plus de 800 ans. Néanmoins, les premiers rois capétiens ne contrôlent directement qu’une portion très faible du territoire français, appelée le domaine royal, et certains de leurs vassaux sont beaucoup plus puissants qu’eux. Au XIIe siècle, le pouvoir royal commence à s’affirmer contre les princes du royaume, mais doit faire face à partir des années 1150 à la naissance d’un « empire Plantagenêt » regroupant dans un même ensemble l’Angleterre et le tiers ouest de la France.

Le royaume capétien atteint un apogée au XIIIe siècle, la monarchie reprenant le pouvoir qu’elle avait perdu tandis que l’art et la culture française s’affirment en Europe. Philippe Auguste (11801223) parvient à conquérir l’essentiel des possessions françaises des Plantagenêt, mettant temporairement fin à la menace anglaise et agrandissant considérablement le domaine royal par la même occasion. Louis IX (12261270) se comporte en arbitre de la chrétienté et participe aux septième et huitième croisades, ce qui l’amènera à être très vite canonisé par l’Église catholique.

XXX Le XIVe et la première moitié du XVe siècle voient la France plonger dans une crise grave, dont les expressions sont multiples. La guerre de Cent Ans, menée contre l’Angleterre et née d’un problème de succession à la tête du Royaume de France, ravage le payse 41. Mais la crise des XIVe et XVe siècles n’est pas seulement politique ou militaire : elle est aussi démographique — la peste noire tue à partir de 1347 au moins un tiers de la population du royaumeN 15 —, sociale — les insurrections paysannes et urbaines se multiplient —, économique et religieusee 42. Néanmoins, si la monarchie est également touchée par cette crise, elle n’en sort que renforcée : le pouvoir central, qui s’est déplacé dans la vallée de la Loire, se dote de nouvelles institutions et met en place une armée et un impôt permanentse 43.

Renaissance et monarchie (XVIe au XVIIIe siècle)

À partir de 1494, les souverains français mènent de multiples guerres en Italie puis contre l’empereur Charles Quint35. Mais les règnes de François Ier (15151547) et de son fils Henri II (15471559) sont surtout marqués par un renforcement du pouvoir royal, qui tend à devenir absolu36, et par une Renaissance littéraire et artistique fortement influencée par l’Italie37.

En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts fait du français la langue administrative et judiciaire du Royaumee 44. Mais l’unité de la France autour de la personne du roi est bousculée dans la deuxième moitié du XVIe siècle par le problème religieux : entre 1562 et 1598, huit guerres de religion se succèdent entre catholiques et calvinistese 45. Cette crise religieuse se double d’une crise économique et surtout politique38. En 1598, le roi Henri IV (15891610) donne par l’édit de Nantes une liberté partielle de culte aux protestantse 46.

Louis XIII (16101643) et ses ministres Richelieu et Mazarin doivent faire face à l’opposition de nobles soucieux de reprendre leurs anciens pouvoirse 47. À la même époque, la France mène plusieurs guerres victorieuses (dont la Guerre de Trente Ans) et commence à former un premier empire colonial, principalement en Nouvelle-France, aux Antilles et sur la route des Indese 48. Louis XIV affirme plus que jamais le caractère absolu de son pouvoirN 16 : le « Roi-soleil » se considère comme le « lieutenant de Dieu sur Terree 49 » et fait construire le Château de Versailles, symbole de son pouvoire 50. Il s’entoure d’artistes et de savants, et travaille à l’unité religieuse de son royaumee 51, en reprenant la persécution des protestants et en révoquant l’édit de Nantes. Malgré la situation financière critique de la monarchie, Louis XIV mène plusieurs guerres face à une Europe coalisée contre luie 52, tandis que le marquis de Vauban fait construire un réseau de villes fortifiées aux frontières du Royaumee 53. Si ces guerres aboutissent dans un premier temps à des victoires françaises, plusieurs défaites militaires et des famines ternissent la fin de son règnee 54.

Son arrière-petit-fils Louis XV (17151774) mène lui aussi plusieurs guerres, aux résultats contrastése 55. La France abandonne en 1763 au traité de Paris ses possessions en Amérique du Nord, mais acquiert dans la même décennie la Lorraine et la Corsee 56. Pendant ce temps, la France connaît une forte vitalité démographique et économique. La croissance de la production agricole s’accompagne d’une proto-industrialisation, notamment dans le secteur textile, mais aussi d’un essor dans les domaines intellectuel et culturele 57. Louis XVI, qui accède au trône en 1774, se révèle incapable de trouver une solution au surendettement de la monarchie et doit convoquer les états généraux en 1788e 58.

Le siècle des révolutions (1789 – début XXe siècle)

Les délégués envoyés aux États généraux qui s’ouvrent le 5 mai 1789 outrepassent rapidement les pouvoirs qui leur sont attribués, et s’érigent en une Assemblée nationale constituantee 59. Le Roi ne peut alors empêcher l’assemblée constituante de décider l’abolition des privilèges dans la nuit du 4 août, puis d’adopter le 26 août la Déclaration des droits de l’homme et du citoyene 60. Après un essai de monarchie constitutionnelle, la République naît en septembre 1792, et Louis XVI, accusé de trahison, est guillotiné par jugement de la Convention nationale le 21 janvier 1793e 61. La France révolutionnaire connaît alors plusieurs années de guerres et d’exécutions, jusqu’à l’instauration du Directoire en 1795e 62. C’est le 27 pluviôse An II (15 février 1794), que le drapeau tricolore est instauré par la Convention Nationale, par décret indiquant que ’’le pavillon et le drapeau National seront formés des trois couleurs Nationales disposées en trois bandes égales de manière à ce que le bleu soit attaché à la garde du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant’’.39

Le 9 novembre 1799, le général Napoléon Bonaparte renverse le Directoire par un coup d’État et lui substitue le Consulat ; cinq ans plus tard, il est couronné Empereur des Française 63. Napoléon Ier crée ou réforme de nombreuses institutionsN 17, et ses multiples victoires militaires mettent la moitié de la population européenne sous son contrôle au début des années 1810e 64. Le déclin sera néanmoins rapide : après une éphémère abdication puis un bref retour au pouvoir, l’Empereur est définitivement vaincu à Waterloo le 18 juin 1815e 65.

La France entame alors une seconde expérience de monarchie constitutionnelle, pendant laquelle les rois Louis XVIII (1814-1824) et surtout Charles X (1824-1830) remettent en question une partie des acquis de la Révolutione 66. Quelques semaines après avoir conquis Alger, Charles X est renversé en 1830 par les Trois Glorieuses, un mouvement révolutionnaire qui amène sur le trône Louis-Philippee 67. Si ce dernier est alors considéré comme réformateur, la contestation monte bientôt, malgré l’essor économique que connaît la France à cette époquee 68.

En février 1848, une nouvelle révolution éclate, dont les objectifs ne sont plus seulement politiques mais aussi sociauxe 69. L’éphémère Seconde République qui est alors mise en place instaure le suffrage universel masculin, abolit l’esclavage dans les colonies et la peine de mort pour raison politiquee 70, mais est renversée par son président Louis-Napoléon Bonaparte, qui est couronné empereur en 1852e 71.

Si les premières années du Second Empire sont celles d’un régime autoritaire, Napoléon III entame un tournant libéral en 1860, qui n’empêche pas une montée des oppositions politiques, tandis que le développement industriel et ferroviaire s’accélèree 72. La défaite de la France face à une Allemagne en cours d’unification, en 18701871, est un double tournant dans l’histoire du pays : l’empereur capitule le 2 septembre 1870 et la République est proclamée le 4, tandis que la Prusse annexe l’Alsace-Lorrainee 73.

Malgré sa naissance chaotique, la Troisième République est le plus long des régimes politiques qu’a connus la France depuis 1789e 74. Les républicains mettent peu à peu en place leur projet politique : l’école est rendue gratuite, laïque et obligatoire en 1881-1882, les libertés de presse et de réunion sont accordées en 1881, le divorce et les syndicats sont autorisés en 1884, et les Églises sont séparées de l’État en 1905e 75. À la même époque, la France se dote d’un vaste empire colonial, qui sera le deuxième au monde après celui du Royaume-Uni en 1914e 76. Si plusieurs crises politiques se succèdent — crise boulangiste, scandale des décorations, scandale de Panama, affaire Dreyfus —, la menace principale pour la République vient désormais de l’extérieur, où la guerre apparaît de plus en plus imminentee 77.

La France dans les deux guerres mondiales

Une carte représentant la division du territoire français, durant la Seconde Guerre mondiale, entre une zone libre correspondant à un large tiers sud-est du pays et une zone occupée correspondant au nord du pays et au littoral atlantique.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le territoire français était divisé entre une « zone occupée » au nord et une « zone libre » au sud, auxquelles s’ajoutaient d’autres zones de taille plus restreinte au statut spécial.

Par le jeu des alliances, la France entre en guerre au début du mois d’août 1914 contre l’Allemagne, aux côtés du Royaume-Uni et de l’Empire russee 78. La Première Guerre mondiale, qui fait 1,4 million de victimes françaises et entraîne de nombreuses destructions dans le nord-est du pays, se conclut le 11 novembre 1918 en faveur de la Triple-Ententee 79. Outre le retour de l’Alsace-Lorraine, la France recevra une partie des réparations allemandes prévues par le traité de Versailles tout en obtenant des garanties de sécurité qui s’éteindront tragiquement en 1940 lors de la nouvelle invasion de la Belgique par l’Allemagne à la suite de la reconstruction de l’armée allemande et de la remilitarisation de la rive gauche du Rhin.

Après quelques années de reconstruction laborieuse, marquée par un effort d’immigration et de productivité pour pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les mines, l’acier ou l’automobile, la France peine à retrouver sa vigueur économique d’avant-guerree 80, puis vit une forte croissance à partir de 1924. Elle sera touchée bien après la plupart des autres puissances par la crise des années 193040. Mais si cette crise est tardive, elle est durable et profonde. Aux difficultés économiques s’ajoute une crise politique, malgré l’espoir suscité par l’arrivée au pouvoir en 1936 du Front populaire41. Finalement, lorsque la France déclare le 3 septembre 1939 la guerre à l’Allemagne nazie, elle sort tout juste de la plus grave crise qu’ait connue la Troisième Républiquee 81.

Après huit mois sans combats (la « Drôle de guerre »), la Wehrmacht envahit le 10 mai 1940 le nord-est de la France, et le gouvernement du président Paul Reynaud se réfugie à Bordeaux, où constatant le désastre, il remet les affaires de l’Etat au maréchal Philippe Pétain qui demande l’armistice le 22 juin. Ce dernier obtient les pleins pouvoirs le 10 juillet, et fonde l’Etat français, que l’oposition nommera le Régime de Vichy, qui mène une politique conservatrice, traditionaliste face aux exigeances du Troisième Reich.  Cependant un nombre peu nombreu de citoyens créent une Résistance à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Le débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie sonne la fin de l’occupation nazie … en France, tandis que le sacrifice héroïque du peuple russe (81 soldat russes morts pour 1 soldat anglo-saxon) détermine la Libération de l’Europe. Au total, ce conflit aura tué moins de militaires que le précédent, mais les victimes civiles sont plus nombreuses – au moins 330 000 victimes civiles dont 75 000 Juifs installés sur le territoire français – et les blessures psychologiques et politiques dues à la débâcle de 1940, à la collaboration puis aux règlements de compte lors de l’épuration, sont longues à cicatriser.

2.6 Depuis la période dite de la Libération

Fin 1945, une période de renouveau semble commencer alors la France. Si le Général de Gaulle, chef de la France libre, ne peut empêcher l’adoption d’une constitution proche de celle de la Troisième République, l’après-guerre voit la création de la Sécurité sociale et le droit de vote accordé aux femmes. La Quatrième République choisit le camp occidental dans la Guerre froide qui s’ouvre à cette époque, entame la décolonisation de l’Asie et de l’Afrique et participe aux débuts de la construction européenne. La France entame dans le même temps une période de forte croissance économique, que l’économiste Jean Fourastié appellera « Trente Glorieuses».

Le 1er juin 1958, lors d’une grave crise politique liée à la guerre d’Algérie, le général de Gaulle est investi Président du Conseil par l’Assemblée Nationale avec pour mission de donner à la République une nouvelle constitution : la Cinquième République donne au président des pouvoirs plus larges face au Parlement. Charles De Gaulle poursuit et achève la décolonisation de l’Afrique et affirme l’indépendance de la France face aux États-Unis. À cette fin, Il dotera la France du nucléaire civil et militaire.

La crise étudiante et sociale de mai 1968, dont on soupçonne aujourd’hui qu’elle fut une tentative de déstabilisation orchestrée par la C.IA., met en avant « un certain archaïsme d’un régime qui semble déconnecté des aspirations de la jeunesse ». Par son escapade secrète à Baden-Baden chez le général Massu, le président de Gaulle réussit à retourner la situation et provoque la dissolution de l’Assemblée nationale le 30 mai 1968 au terme de laquelle les Français lui donnent une large majorité présidentielle. En 1969, de Gaulle démissionne à la suite de son échec au référendum sur la réforme du Sénat et de la régionalisation. Une certaine forme de gaullisme se maintient au pouvoir cinq ans de plus, sous la figure de son successeur Georges Pompidou.

En 1974 s’ouvre l’ère post-gaulliste, avec le « centriste » (sang triste), Valéry Giscard, au poste de président. Alors que la France entre peu à peu dans la crise, dite des années 1970, les premières années de son mandat sont marquées par plusieurs lois actant les mutations de la société française, comme la loi (Simone) Veil, qui légalise le meurtre des foetus baptisé « Interruption Volontaire de Grossesse » (IVG), ou l’abaissement de 21 à 18 ans de l’âge de la majorité.

En 1981, c’est un président socialiste, François Mitterrand qui est élu. Face à la situation économique qui s’aggrave, celui-ci tente dans un premier temps une politique de relance, tout en adoptant des mesures symboliquement fortes comme l’abolition de la peine de mort. Si François Mitterrand est réélu en 1988, la France connaît entre 1986 et 1988 puis entre 1993 et 1995 deux périodes de « cohabitation », situation jusque là inédite où le Président n’appartient pas au même parti que son gouvernement et qui offre une lecture nouvelle des institutions. Cette situation se reproduit entre 1997 et 2002, mais de façon inversée, alors qu’un président de droite, Jacques Chirac, a été élu en 1995, et que des élections législatives de 1997 ont amené le socialiste Lionel Jospin à la tête du gouvernement. Le 01.01.2000 la France adopte la monnaie unique européenne47.

L’élection présidentielle de 2002 voit l’élimination de Lionel Jospin dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat populiste. Jacques Chirac est alors réélu, et les gouvernements Raffarin puis Villepin sont marqués par l’opposition de la France à la guerre d’Irak, le « non » au référendum sur la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe et les émeutes urbaines de novembre 2005.

Si Nicolas Sarkozy, président à partir de 2007, dirigeait le parti de son prédécesseur au moment de son élection et était membre de son gouvernement, la politique qu’il mène se veut de « rupture ». Le gouvernement « d’ouverture » que François Fillon forme avec des personnalités issues non seulement de la droite, mais aussi du centre et de la gauche, doit cependant faire face à la crise économique venue en 2008-2009 des États-Unis. Le 6 mai 2012, le socialiste François Hollande est élu président de la République. Au terme de débats houleux et de virulentes polémiques, une loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe est adoptée le 15 mai de l’année suivante.

3 / Politique et administration

La France se dit une démocratie libérale, dont le gouvernement a la forme d’une république. Les fondements de l’organisation politique et administrative actuelle de la France ont été fixés en 1958 par la Constitution de la Cinquième République. Selon l’article premier de cette constitution, « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». Depuis 2003, ce même article affirme en outre que « son organisation est décentralisée ».

3.1 Organisation des pouvoirs

Un organigramme des institutions de la Cinquième République, reproduisant et enrichissant le fonctionnement décrit ci-dessus.

Organigramme des institutions de la Cinquième République.

L’organisation des pouvoirs en France est définie par la constitution de 1958, amendée à plusieurs reprises ; le rôle de chaque institution est cependant défini tant par la pratique observée depuis 1958 que par le texte de la Constitution. La France possède un régime politique original par le large pouvoir dont disposent à la fois le Parlement et le Président de la République, ce qui a amené les constitutionnalistes à parler de « régime parlementaire présidentialisé », de « régime semi-présidentiel » ou encore de « régime parlementaire bi-représentatif ».

Le pouvoir législatif appartient au Parlement, formé de deux chambres, l’Assemblée nationale et le Sénatk 2. L’Assemblée nationale, chambre basse du Parlement, est formée de 577 députés en 201154, élus pour cinq ans au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux tours dans des circonscriptions découpées au sein des départementsk 3. L’Assemblée nationale a le dernier mot en cas de désaccord prolongé avec le Sénat sur l’adoption d’une loik 4. Ce dernier est formé en 2011 de 348 sénateurs55 élus pour six ans par 150 000 grands électeurs (principalement des élus locaux)56 et est de ce fait considéré comme moins représentatif que l’Assemblée nationalek 5.

Le pouvoir exécutif appartient en premier lieu au Président de la Républiquek 6, élu pour cinq ans57 au suffrage universel direct au scrutin uninominal majoritaire à deux toursk 7. Le Président de la République est le chef de l’État et le chef des armées, il promulgue les lois et peut dissoudre l’Assemblée nationalek 8. Il nomme le Premier ministre, et, sur proposition de celui-ci, les membres du gouvernementk 9. Le gouvernement peut être renversé par une motion de censure adoptée par l’Assemblée nationalek 4. Lorsque la majorité parlementaire et le Président n’appartiennent pas au même parti politique, on parle alors de cohabitationk 2.

Le pouvoir judiciaire, quant à lui, est séparé des deux autres, bien que le Président de la République dispose d’un droit de grâce58. Il est lui-même subdivisé entre un ordre administratif, dont la plus haute juridiction est le Conseil d’État, et un ordre judiciaire, dont la plus haute juridiction est la Cour de Cassationk 10. Le droit français, de tradition romano-civiliste59, stipule que tout accusé, avant d’être condamné, est présumé innocent, et qu’une affaire peut être rejugée en appel sur demande d’une des partiesN 21,60.

La conformité des lois à la Constitution, la régularité des scrutins et, plus largement, le respect des institutions sont contrôlés par le Conseil constitutionnelk 11.

3.2 Découpage territorial et décentralisation

Corse Languedoc-Roussillon Provence-Alpes-Côte d'Azur Rhône-Alpes Bourgogne Franche-Comté Alsace Lorraine Champagne-Ardenne Midi-Pyrénées Aquitaine Limousin Auvergne Poitou-Charentes Centre Pays de la Loire Bretagne Basse-Normandie Haute-Normandie Île-de-France Picardie Nord-Pas-de-Calais Cliquez pour avoir accès aux métadonnées de l'image : auteur, licence

 Carte des régions de France métropolitaine.

La France métropolitaine est divisée en de multiples collectivités territoriales, de trois niveaux, la commune, le département et la région. Ces collectivités territoriales sont en même temps des circonscriptions administratives dans lesquelles l’État intervient au travers de ses services déconcentrés.

Les communes sont aux nombres de 36 570 en métropole (01.01.2009) et correspondent généralement au territoire d’une ville ou d’un village ; elles sont dirigées par un conseil municipal, qui élit un maire, à la fois agent de la collectivité territoriale et représentant de l’État dans la commune. Depuis les années 1990, la coopération entre les communes a été renforcée par l’émergence d’établissements publics de coopération intercommunale, dont le rôle s’accroit.

Les départements, créés pendant la Révolution française, sont aujourd’hui au nombre de 96 en métropole où ils sont dirigés par un conseil général, dont les membres sont élus au sein des cantons, l’État y étant représenté par un préfet. Quant aux 22 régions de métropole (réduites à 13 depuis fin 2014) dont l’existence est plus récente, elles sont dirigées par un conseil régional et l’État y est représenté par un préfet de région. À ces collectivités territoriales s’ajoutent d’autres divisions territoriales de la France, tels que le canton, l’arrondissement ou plus récemment le pays, mais elles ne possèdent pas de dirigeants élus.

Comparée à ses voisins européens, la France a longtemps été marquée par une forte centralisation politique, les collectivités territoriales disposant de pouvoirs relativement faibles. Néanmoins, cette situation a beaucoup évolué depuis le début des années 1980, d’abord en 1982-1983 avec les lois du socialiste Defferre, puis en 2002-2004 sous le gouvernement de droite Raffarin. En 2010, les compétences des collectivités territoriales sont nombreuses, et concernent notamment les établissements scolaires, les transports, le développement économique et l’action sociale. La superposition de multiples échelons et la limite souvent floue entre les compétences des différentes collectivités territoriales est la source de débats sur l’avenir de la décentralisation, sur lequel le gouvernement Fillon s’est penché entre 2008 et 2010.

France d’outre-mer

Une carte de la France d’outre-mer, montrant que la France est présente dans tous les océans.

France métropolitaine et d’outre-mer (bleu)

Un diagramme montrant l’évolution des pourcentages des suffrages exprimés obtenus par chaque courant politique au premier tour de chaque élection présidentielle de 1965 à 2007. On peut notamment observer une diminution de l’influence des centristes et une hausse de celle de l’extrême-droite, même si ces deux tendances ont été nuancées lors de l’élection de 2007.

Diagramme représentant le pourcentage des suffrages exprimés obtenu par chaque courant politique au premier tour de chaque élection présidentielle de 1965 à 2012N 23,64.

  •      Communistes, extrême gauche
  •      Socialistes, divers gauche
  •      Écologistes
  •      Centristes
  •      Droite
  •      Extrême droite
  •      Divers
Article détaillé : France d’outre-mer.

Les territoires français situés hors d’Europe, qui correspondent à d’anciennes colonies restées françaises, sont quant à eux soumis à des régimes administratifs et juridiques très différents les uns des autres65. Ces territoires, dont la situation économique est globalement moins bonne que celle de la métropole, bénéficient de nombreuses aides de l’État66.

La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, La Réunion et depuis 2011 MayotteN 24 sont à la fois des départements et des régions d’outre-mer, au statut similaire à celui des départements et régions métropolitaines, bien que les lois françaises puissent prévoir des dispositions spécifiques les concernant67. Ces départements, sauf Mayotte, font partie des régions ultrapériphériques de l’Union européenne, et sont soumis à la législation européenne68.

En revanche, les autres territoires français d’outre-mer, à l’exception des collectivités de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin, ne font pas partie de l’Union européenne, bien que leurs habitants disposent de la citoyenneté européenne69. Il s’agit tout d’abord des cinq collectivités d’outre-mer, aux statuts très variés, la Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna70. Bien que l’État y conserve certaines prérogatives exclusives, elles sont soumises en grande partie à une législation spécifique et bénéficient de la spécialité législative65. La Nouvelle-Calédonie, de son côté, est une collectivité territoriale sui generis, à l’autonomie très poussée, et où un référendum sur l’indépendance doit être organisé entre 2014 et 201871. Enfin, les Terres australes et antarctiques françaises et l’île de Clipperton, qui n’accueillent aucun habitant permanent, sont gérées directement par l’État ou son représentant71,72.

Tendances politiques, partis et élections

Sans être comparable au système américain, le système politique français, et notamment le suffrage uninominal majoritaire qui prévaut lors des élections présidentielles et législatives, tend à une bipolarisation ou à une tripolarisation de la vie politiquen 3. Par conséquent, on observe depuis les débuts de la Cinquième République une tendance au regroupement des partis avec de fréquents retours en arrièrek 19, et l’audience des principaux partis tend à diminuer au profit des petites formationsN 25. Le paysage politique français a connu trois évolutions majeures depuis les années 1980 : la chute de l’audience du Parti communiste françaisn 4, la baisse progressive de l’électorat centriste et la hausse du vote pour des partis d’extrême droiten 3. Ces deux dernières évolutions ont cependant été en partie contredites lors de récents scrutins. Par ailleurs, l’abstention concerne un nombre de plus en plus élevé d’électeurs73.

Depuis les années 1990, les deux principaux partis français sont l’Union pour un mouvement populaire (UMP) — Rassemblement pour la République (RPR) avant 2002 — et le Parti socialiste (PS)74. L’Union pour un mouvement populaire est un parti de droite et de centre-droit75, membre du Parti populaire européen. Le Parti socialiste est un parti de gauche et de centre-gauche75, membre du Parti socialiste européen. En 2012, le Président de la République, le Premier ministre, la plupart des ministres, des députés, des sénateurs et des présidents de conseils régionaux ou généraux en sont membres. De nombreux autres partis participent à la vie politique de la France : les plus importants sont le Front national (FN, droite nationaliste), l’Union des démocrates et indépendants (UDI, centre-droit), le Mouvement démocrate (MoDem, centre), le Parti radical de gauche (centre-gauche), Europe Écologie Les Verts (écologistes)N 26,n 5 et le Front de gauche (gauche antilibérale).

Dirigeants actuels

Le 6 mai 2012, à l’issue de l’élection présidentielle française de 2012, François Hollande est élu président de la République face au président sortant, Nicolas Sarkozy. Il prend ses fonctions le 15 mai 201276 et nomme le jour même Jean-Marc Ayrault au poste de premier ministre. Depuis le 31 mars 2014, le gouvernement en place est le gouvernement Manuel Valls, à la suite de la nomination de l’ex-ministre de l’Intérieur au poste de Premier Ministre.

Gérard Larcher est président du Sénat depuis octobre 2014, et Claude Bartolone président de l’Assemblée nationale depuis juin 2012

Agent Spécial 000

Un président de grande valeur

Finances publiques

Alors qu’en Nouvelles Flandres pratiquement aucun impôt n’est levé,

en France, les prélèvements obligatoires représentaient 44,4 % du PIB en 2006, le sixième taux le plus élevé parmi les pays membres de l’OCDE, et ce taux a tendance à augmenter. Les cotisations sociales représentent près de 38 % du total, dix points de plus que la moyenne des pays de l’OCDE ; à l’inverse, la France est le pays développé où les impôts sur le revenu et sur les sociétés représentent la part la plus faible du total des prélèvements obligatoires.

Malgré le taux élevé des prélèvements obligatoires, les dépenses publiques les dépassent nettement, totalisant 53,9 % du PIB en 2006. Dès lors, le déficit public est élevé, atteignant 2,7 % du PIB en 2007 et même 7,9 % en 2009 du fait de la conjoncture économique. La dette publique de la France, quant à elle, atteignait 1 457,4 milliards d’euros fin 2009, soit 75,8 % du PIB, contre 20,7 % en 1980. La France est néanmoins tenue de respecter les critères du Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro, qui limite le déficit budgétaire à 3 % du PIB et la dette publique à 60 % du PIB.

Ici sont visibles deux diagrammes : le premier montre la répartition des recettes fiscales de l’État par impôt et permet d’observer la prépondérance de la Taxe sur la valeur ajoutée, de la Contribution sociale généralisée, de l’Impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’Impôt sur les sociétés ; le deuxième permet d’observer le poids des prélèvements obligatoires dans le PIB, et leur répartition, principalement au bénéfice de la Sécurité sociale et de l’État.

Répartition des prélèvements obligatoires et des bénéficiaires institutionnels en 2007 (sources78 et précisionsN 27).

Protection sociale

Depuis sa création en 1945, la Sécurité sociale est au cœur du système de protection sociale français, bien que l’État, les collectivités territoriales et les mutuelles aient également un rôle important. Le maintien des régimes de protection sociale dont disposaient certaines professions avant 1945 explique la grande complexité du système, qui ne compte pas moins de 120 régimes de base et 1 200 régimes complémentaires. Le régime général de la Sécurité sociale, qui compte de loin le plus grand nombre d’affiliés, est divisé en quatre branches correspondant aux quatre risques majeurs, la maladie, les accidents du travail et maladies professionnelles, les risques liés à la vieillesse et la famille. Si cette protection sociale ne concernait dans un premier temps que les personnes actives, elle s’est peu à peu étendue à toute la population active comme inactive dans beaucoup de domaines, par exemple lors de la création de la couverture maladie universelle (CMU) en 1999. En outre, à la fin des années 1990, six millions de personnes dépendaient des minima sociaux.

Les prestations sociales sont principalement financées par les cotisations sociales versées par les actifs (65,5 % du total en 2005), mais aussi — et de plus en plus — par l’État et les collectivités territoriales. En 2005, les dépenses de protection sociale — au sens le plus large du terme — représentaient près de 30 % du PIB et plus de 45 % du revenu disponible ajusté des ménages. Malgré les efforts menés par les gouvernements successifs pour maîtriser les dépenses sociales, celles-ci augmentent rapidement, du fait notamment de l’augmentation des dépenses de santé des ménages, du vieillissement de la population [et du nombre croissant des bénéficiaires non cotisants, comme les immigrés qui peuvent désormais toucher une retraite de l’ordre de 750 € sans avoir jamais cotisé — le rapport actifs sur inactifs de plus de 60 ans, qui était de 3 en 1970, devrait atteindre 2,07 en 2010 et 1,36 en 2050 en métropole, selon l’Insee. Enfin le fort taux de chômage, persistant, contribue à l’augmentation du déséquilibre car les chômeurs ne cotisent pas. Les dépenses sociales expliquent à elles seules la quasi-totalité de la progression des dépenses publiques (en pourcentage du PIB) depuis 1960, et la Sécurité sociale affiche en 2009 un déficit de 23,5 milliards d’euros.

Défense

Une photographie représentant des soldats français engagés dans l’opération Tempête du désert en 1991.

Forces françaises engagées dans l’opération mercenaire Tempête du désert en 1991.

Article détaillé : Forces armées françaises.

La France a le troisième budget de la Défense au monde selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, derrière les États-Unis et la Chine, et fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l’arme nucléaire » par le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. L’Armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l’une des plus dotées financièrement en Europe. La France lui consacre 2,5 % de son PIB (soit un budget de 39 milliards d’euros en 2010), là où ses homologues européens (hors Royaume-Uni et Grèce) y consacrent 1,5 % de leur PIB en moyenne.

Les forces militaires sont divisées en quatre armées principales : l’Armée de terre, la Marine nationale, l’Armée de l’air et la Gendarmerie nationale.

Depuis 1996, l’Armée est devenue professionnelle et le service militaire obligatoire a été remplacé par [rien d’autre qu’]une ridicule Journée défense et citoyenneté mixte. D’une capacité d’environ 350 000 hommes, elle est déployée à travers le monde, dans des pays comme l’Afghanistan, le Liban, le Tchad, la Côte d’Ivoire et le Kosovo, [Lybie, Mali, Centre Afrique…], mais aussi en vertu de traités internationaux à Djibouti, au Sénégal et au Gabon, sans oublier les troupes positionnées dans la France d’outre-mer. Elle mobilise en outre plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate

Appartenance à des organisations internationales

Voilà ce à quoi les Nouvelles Flandres ont encore échappé :
La France, État membre de l’Union européenne.

Schéma des pouvoirs exécutif et législatifs Français depuis le traité de Lisbonne, remplaçant du traité de Nice, lui-même remplaçant du traité de Maastrich auquel les français, on voté NON à plus de 55% !

La France est un des membres fondateurs de l’Union européenne, de l’espace Schengen et de la zone euro. Elle est également un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Enfin, elle est membre de multiples organisations internationales, comme l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le G8, le G20, l’Organisation internationale de la francophonie, etc.

Depuis 1945, quelle que soit la majorité au pouvoir, l’Europe est un axe majeur de la politique étrangère française. Deux des sept « Pères de l’Europe« , Jean Monnet et Robert Schuman, sont français ; l’un des objectifs était alors d’éviter une nouvelle guerre mondiale en facilitant la réconciliation franco-allemande. Néanmoins, le positionnement de la France et des Français vis-à-vis de l’Europe a souvent été ambigu : du rejet par l’Assemblée nationale du traité créant la Communauté européenne de défense en 1954 à celui par référendum du traité établissant une constitution pour l’Europe en 2005, les coups d’arrêt français à la construction européenne ont été nombreux. [Et espérons le, il en sera longtemps ainsi].

Depuis le traité de Maastricht en 1992, les domaines dans lesquels l’Union européenne a compétence exclusive sont de plus en plus nombreux. Une grande partie du droit applicable en France est en 2010 d’origine européenne, d’autant plus que le droit européen prime sur le droit national. La France, puissance moyenne, ne peut peser sur la scène mondiale dans beaucoup de domaines que grâce à l’Union européenne. L’unification du marché européen et l’instauration d’une monnaie unique en 1999 ont entraîné de profondes mutations de l’économie française, dont le caractère bénéfique fait débat. Même si la France est prétendûment le premier bénéficiaire de la Politique agricole commune, elle fait partie des pays gros contributeurs net au budget de l’Union européenne. En fait l’U.E. fontionne comme une pompe qui prélève environ 21 milliards d’€ à la France et lui en rend seulement 14 : perte (ou contribution ;)) 7 milliards (La France est le deuxième contributeur au budget européen, après l’Allemagne. Elle devait fournir 21,9 milliards d’euros à l’Union européenne en 2013 (17,6% des contributions nationales. Source U.E.).

Politique étrangère et diplomatie

Depuis la présidence du général de Gaulle (1958-1969), la politique étrangère de la France est caractérisée par une volonté d’indépendance, notamment vis-à-vis des États-Unis, ce qui s’est traduit par la mise au point par la France d’armes nucléaires et par le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN de 1966 à 200997. La France est vue des années 1960 au début des années 2000 comme un allié du monde arabo-musulman, critique vis-à-vis de la politique de l’État d’Israël98.

Le réseau des représentations diplomatiques de la France est le deuxième du monde99, avec actuellement 156 ambassades et 97 postes consulaires répartis sur les cinq continents99.

La France mène une politique active d’aide aux pays en voie de développement, notamment d’AfriqueN 30,100. L’aide publique au développement représente 0,39 % du revenu national brut français en 2007, un des taux les plus élevés d’Europe occidentale101.

Symboles républicains

Le logotype du gouvernement français, adopté en 1999.

Le logotype du gouvernement français, adopté en 1999.

Article détaillé : Emblèmes de la France.

Selon la constitution de la Cinquième République, la France possède plusieurs emblèmes, datant pour l’essentiel de la Révolution française. Le drapeau de la France est constitué de trois bandes verticales d’égale largeur, de couleurs bleu, blanc et rouge102. L’hymne national est la Marseillaise102, un chant composé par Rouget de Lisle pendant la Révolution française et parfois critiqué depuis pour la violence de son texte103. Enfin, la République française a pour devise les trois maux « Liberté d’exploiter pour tous, Égalité pour les riches, Fraternité pour les pauvres ». A noter que dernièrement, on a remplacé le buste de Marianne, sculpté à partir d’un portrait de Brigitte Bardot, par cette celui inspiré par une infâme péripatéticienne (pute, en français courant) issue des ignobles Femen.

En outre, plusieurs symboles officieux existent pour représenter la France et certains ornent les mairies. En particulier, le buste de Marianne, une femme portant le bonnet phrygien, celui là même que les franç-maçons distribuaient aux pseudo révolutionnaires de 1789, et son visage est représenté sur les timbres-poste et les faces françaises des centimes d’euro et là encore dernièrement (2013) avec la tronche de pisseuse d’une des putassières du groupe des Femen

Depuis 1999, le gouvernement français s’est doté d’un logotype rappelant le drapeau et la devise du pays, ainsi que la figure de Marianne. Si vous voulez admirer le logo, celui-ci figure désormais en entête de tous les documents publiés par l’administration française. Regardez donc votre dernière notification d’impôts…

Population et société

Démographie

Avec ses quelques 1 500 habitants non permanents, la courbe démographique des Nouvelles Flandres est en fait parallèle à la ligne d’abscisse et se confond donc avec la ligne horizontale du diagramme.

Évolution de la population de la France métropolitaine depuis 1801, comparée aux populations allemande et britannique (base 100 = 1800 ou 1801)105.

D’après l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), 66 millions de personnes vivent en France au 1er janvier 2014 (hors COM et Nouvelle-Calédonie), dont 63,9 millions en métropole et 2,1 millions dans les départements d’outre-mer (y compris Mayotte)I 1. Si on inclut également les 600 000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy) et de Nouvelle-Calédonie, la population de l’ensemble des territoires français atteint 66,6 millions, soit environ 1 % de la population mondiale106. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, mais depuis janvier 2004, le recensement est réalisé tous les ans dans les communes de 10 000 habitants ou plus, hors collectivités d’outre-mer, et tous les cinq ans ailleursI 8.

Après avoir été relativement faible au XIXe et au début du XXe siècle — la France a connu une transition démographique rapide et peu marquéei 3 —, la croissance démographique de la France est devenue l’une des plus fortes d’Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne (821 000 naissances en 2009 contre 536 000 décès) et un solde migratoire positif (environ 71 000 individus en 2009) : la population de la France s’est accrue de 0,54 % en 2009I 9.

En 2010, le taux de fécondité en France est d’environ 2,01107 et 27,3 % des nouveau-nés en métropole avaient au moins un parent né à l’étranger dont 23,9 % un parent né hors de l’Union européenne108.

En outre, la pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer. La part de la population la plus âgée augmente, en raison à la fois de la progression de l’espérance de vie (la France jouit d’une des plus grandes espérances de vie au mondeN 32) et de l’arrivée au troisième âge de la génération du baby boom — phénomène communément appelé le papy boom. La proportion des plus de 60 ans dans la population française est ainsi passée de 17 à 22 % entre 1980 et 2009, et devrait dépasser le tiers en 2050 selon l’Inseei 4.

Immigration, population étrangère et minorités visibles

Selon la démographe Michèle Tribalat, 14 millions de personnes (soit un quart de la population française) en 1999 avaient au moins un parent ou un grand-parent immigréi 5. Gérard Noiriel estimait en 2002 cette proportion à environ un tiers si l’on remonte jusqu’aux arrière-grands parents109.

En 2010, la France accueille, selon la définition internationale des Nations unies (« personne née dans un autre pays que celui où elle réside »), 7,2 millions d’immigrés soit 11,1 % de la population dont 5,1 millions (7,8 %) nés hors de l’Union européenne. Elle se classe au sixième rang mondial, derrière les États-Unis (42,8 millions), la Russie (12,3), l’Allemagne (9,8), l’Arabie saoudite (7,3), le Canada (7,2) mais elle devance en revanche le Royaume-Uni (7,0), l’Espagne (6,4) et l’Italie (4,8)110,111. La France également est l’un des pays de l’Union européenne qui compte proportionnellement le plus de personnes issues de l’immigration (1re et 2e générations) parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans avec 13,1 % d’immigrés et 13,5 % d’enfants d’au moins un immigré, soit un total de 26,6 %, devant notamment le Royaume-Uni (24,4 %), les Pays-Bas (23,5 %), la Belgique (22,9 %), l’Allemagne (21,9 %) et l’Espagne (20,2 %)112.

Selon la définition française, plus restrictive (nés étrangers hors du territoire), la France métropolitaine comptait en 2008, 5,3 millions d’immigrés, soit 1 100 000 de plus qu’en 1999 et 8,3 % de la population totale. 40 % d’entre eux avaient la nationalité française, qu’ils ont pu acquérir par naturalisation ou par mariage. Les immigrés sont principalement originaires de l’Union européenne (34 %), du Maghreb (30 %), d’Asie (14 %, dont le tiers de la Turquie) et d’Afrique subsaharienne (11 %)113,114. Les enfants d’immigrés, descendants directs d’un ou de deux immigrés, représentaient, en 2008, 6,5 millions de personnes, soit 11 % de la population. Trois millions d’entre eux avaient leurs deux parents immigrés. Au total, immigrés et enfants d’immigrés (seconde génération) sont au nombre de 11,8 millions en 2008, soit 19 % de la population (dont un peu plus de 5 millions d’origine européenne et 4 millions d’origine maghrébine)115,114,I 10.

Les immigrés perçoivent des revenus inférieurs d’un tiers en moyenne à ceux des non-immigrési 6 ; ils sont deux fois plus nombreux à ne pas être diplômési 6 et trois fois plus nombreux à vivre sous le seuil de pauvretéi 6. Toutefois, à situation sociale égale, leur formation scolaire et leurs revenus sont proches de ceux des Français nés en Francei 7.

Les populations d’origine immigrée, et celles qui appartiennent à des minorités visibles, sont parfois victimes de discriminations en Francei 8. Pour des raisons indéterminées et sujettes à débats, une partie de cette population se tourne vers le fondamentalisme religieuxi 9. Pourtant, on assiste à une certaine convergence des modes de vie des populations immigrées et des Français de longue datei 10.

Famille, sexualité et égalité des sexes

La France est en 2009 le pays le plus fécond d’Europe après l’Islande et l’Irlande116, avec une descendance finale des femmes nées en 1959 de 2,12 enfants et un indicateur conjoncturel de fécondité de 1,99 enfant par femme (1,98 en France métropolitaine)I 11.

Les mutations qu’a connues la famille en France entre les années 1960 et les années 2000 sont aussi nombreuses que profondes. Les naissances sont dans la majeure partie des cas voulues, en raison du développement de la contraception et de l’avortement — plus de 200 000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées chaque année en FranceI 12. Une partie grandissante des couples préfère au mariage l’union libre, le concubinage, ou le Pacte civil de solidarité (PACS), un contrat d’union plus souple que le mariagei 11. Quant aux divorces, leur nombre a été multiplié par 3,2 entre le début des années 1970 et la fin des années 2000i 12.

Quant aux différentes formes d’altersexualité, elles sont dans l’ensemble acceptées en France, même si la loi précède souvent les mentalités dans la tolérance vis-à-vis des minorités sexuellesN 33,i 13. Le mariage des couples de même sexe, ainsi que l’adoption d’enfants par ces mêmes couples, est légale en France depuis le 18 mai 2013117.

Si la place des femmes dans la société française a beaucoup évolué au cours du XXe siècle, favorisées à la fin du siècle par de nombreuses lois contre les discriminations qu’elles subissent, la France est en 2009 loin de l’égalité hommes-femmesi 14. Pour un emploi à temps plein, les femmes touchent en 2008 un salaire en moyenne 19 % inférieur à celui des hommes, et la discrimination salariale pure serait de 6 à 7 % selon le ministère de l’EmploiN 34,i 15. Quant aux fonctions de décision, les femmes y accèdent peu : elles ne dirigent que 8 % des entreprises de plus de 200 salariési 16, et ne représentent que 18,5 % des députés élus en 2007 et 13,1 % des conseillers généraux élus en 2008i 16.

Langues

Le français est la langue très majoritairement parlée en France, et est officiellement « la langue de la République » depuis la loi constitutionnelle de 1992. La France est le deuxième pays francophone le plus peuplé du monde, après la République démocratique du Congo118, mais le premier en termes de locuteurs. La France mène une politique linguistique active en faveur du français119. Celle-ci peut être visible entre autres au sein de l’Organisation internationale de la francophonie dont la France fait partie de même qu’au sein de l’Assemblée parlementaire de la francophonie dont la France fait aussi partie.

Les villes du Havre, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Marseille, Nantes, Paris, Saint-Denis de La Réunion, Tours, les villes associées d’Angoulême, Nice et Poitiers, les membres associés que sont la communauté d’agglomération Évry Centre Essonne et la communauté urbaine de Bordeaux de même que l’Association des communes et collectivités d’Outre-Mer sont membres de l’Association internationale des maires francophones.

Vous vous demandez combien de langues sont parlées en France ? Bien que la langue officielle de la France reste le français, on dénombre près de 400 langues parlées dans l’hexagone. On retrouve ainsi plusieurs langues régionales telles que le corse, le basque, l’alsacien, le breton ou l’occitan, en plus des langues étrangères. Parmi les langues les plus populaires dans le domaine touristique, on retrouve principalement l’anglais suivi de l’espagnol, de l’italien et de l’allemand.

Les immigrants venus d’Europe arrivent en 2e position parmi les immigrants vivant en France, en formant 34% de la population étrangère dans l’hexagone.

Alors que Wikipédia rapporte que Selon « un rapport du linguiste Bernard Cerquiglini, 75 autres langues, autres que le français, sont parlées en France, en comptant les langues régionales, les langues issues de l’immigration et les dialectes parlés dans l’outre-mer. A titre de comparaison : Marseille 1978, une étude de la Jeune Chambre économique faisait état de plus de 92 communautés étrangères vivant dans l’agglomération.

Religions

Article détaillé : Religion en France.

Depuis la loi du 9 décembre 1905, les Églises sont strictement séparées en droit de l’État en France. « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte […]121 », exception faite en Alsace-Moselle où le culte catholique, deux cultes protestants et le culte israëlite sont reconnus122. La religion catholique est également toujours reconnue dans certains départements et territoires d’outre-mer. La notion de laïcité et la réglementation qui en découle sont l’objet de débats comme, en 2003-2004, au sujet de la loi française sur les signes religieux dans les écoles publiques123.

La France, est un pays de tradition catholique ancienne, mais où le poids de l’Église a considérablement diminué. Seules 51 %124 à 64 %125 des personnes interrogées se déclaraient catholiques lors de sondages publiés en 2007, et une large part de la population se dit agnostique, athée ou sans religion. De plus, d’autres religions sont présentes dans des proportions moins importantes, notamment le judaïsme depuis l’Antiquité, différentes branches du protestantisme depuis la Réforme et l’islam depuis l’arrivée en France d’immigrés du Maghreb et du Moyen-Orient au XXe siècle. Diverses religions chrétiennes (Église néo-apostolique, Église apostolique arménienne, gallicanisme, mormons, Témoins de Jéhovah, mennonitisme…) ou non chrétiennes (hindouisme, bouddhisme, bahaïsme, alévisme…) sont également présentes sur le territoire national.

Par principe, l’État français s’interdit les recensements à caractère religieux ou philosophique ; les estimations du poids de chaque confession, de l’athéisme et de l’agnosticisme restent imprécises et difficiles à réaliser. Toutefois, plusieurs instituts réalisent régulièrement des sondages pour évaluer l’appartenance religieuse des Français.

Au-delà de ces valeurs, la perte d’influence des religions est un aspect majeur de l’évolution de la société française aux XIXe et XXe siècles. Près de 80 % des hommes et 70 % des femmes qui se disent d’origine catholique n’assistent jamais à un service religieuxi 17. Même chez les catholiques les plus fervents, l’obéissance aux préceptes de l’Église diminue : 31 % des pratiquants assidus ayant eu des enfants entre 1995 et 2004 les ont eus hors mariagei 18. En 2006 un peu plus du quart de la population dit « croire en un dieu » alors que plus de 60 % se déclarent athées ou agnostiques126.

Souhaitant « conscientiser l’opinion au-delà de la sphère pratiquante habituelle », la Conférence des évêques de France a proposé pour la fête de l’Assomption 2012 une prière pour la France127.

Éducation

Article détaillé : Système éducatif français.

Organisation de l’enseignement supérieur français.

Organisation de l’enseignement secondaire français.

En France, l’instruction est obligatoire de six à seize ans, et l’école publique est laïque et gratuitei 19. Si la formation et la rémunération des enseignants, ainsi que le choix des programmes, sont du ressort de l’État, la gestion des établissements scolaires primaires et secondaires est du ressort des collectivités territorialesN 35,128.

L’enseignement primaire se déroule en deux phases. L’école maternelle, qui accueille les très jeunes enfants, se donne pour but leur éveil, leur socialisation et la mise en place des outils fondamentaux que sont le langage et le nombre129. Puis, vers l’âge de six ans, les enfants sont accueillis par l’école élémentaire, dont les premiers objectifs sont l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, et l’éducation civique130.

L’enseignement secondaire se déroule lui aussi en deux cycles. Le premier est dispensé au collège et aboutit au diplôme national du brevet131. Le deuxième est dispensé au lycée et aboutit à des examens finaux et nationaux : le baccalauréat (professionnel, technologique ou général) et le certificat d’aptitude professionnelle (CAPA dans l’enseignement agricole)132.

L’enseignement supérieur français présente la particularité de faire cohabiter les universités et le système des grandes écoles, où l’on entre généralement par concours à l’issue des classes préparatoires133. Les enseignements supérieurs pour le brevet de technicien supérieur et les classes préparatoires aux grandes écoles sont dispensés dans des lycées133 ou dans des établissements privés. Les Grandes écoles sont souvent considérées comme à la fois plus performantes et plus élitistes que les universités.

Par ailleurs, près de 17 % des élèves de l’enseignement primaire et secondaire sont scolarisés dans des établissements privés134, la plupart sous contrat d’association avec l’État et souvent confessionnels.

La France a connu depuis la Libération un élargissement considérable de la scolarisation. En 1936, moins de 3 % d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat ; ce pourcentage est passé à 30 % en 1985 et 60 % en 1995i 19. Néanmoins, cette démocratisation de l’enseignement ne supprime pas les inégalités sociales : 25 % des enfants d’ouvriers nés entre 1974 et 1978 sont diplômés de l’enseignement supérieur, contre 77 % des enfants de cadresi 20. Ces inégalités sont encore plus fortes dans les grandes écoles : seuls 2,9 % des étudiants admis à l’École nationale d’administration en 2008 avaient un parent ouvrieri 21.

Selon le programme PISA de comparaison des systèmes éducatifs nationaux, les résultats du système éducatif français sont décevants par rapport aux autres États membres de l’OCDE135, en particulier par l’accroissement des inégalités depuis l’enquête PISA de 2003. Malgré les plans de prévention, l’illettrisme touche 3,1 millions de personnes, soit 9 % de la population âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France136.

Santé

Article détaillé : Système de santé français.

Le système de santé français est en grande partie financé par la branche maladie de la sécurité sociale. Le nombre de médecins pour 1 000 habitants était de 3,22 en 2008, un des taux les plus élevés au monde137. Les Françaises et les Français bénéficient également d’une des espérances de vie les plus longues du mondei 22, même si le taux de mortalité prématurée (avant 65 ans) est élevéi 23. Les dépenses de santé par habitant étaient de 4 719 $ par an en 2008138, ce qui place la France au-dessus de ses grands voisins européens, mais en dessous de la Suisse, de la Norvège, du Danemark, du Luxembourg, et des États-Unis. De 1950 à 2006, la dépense consacrée aux soins et aux biens médicaux est passée de 2,5 à 8,8 % du PIBi 24.

Néanmoins, la santé des habitants de la France n’est pas optimale dans tous les domaines. Malgré la chute de la consommation de vin depuis les années 1960i 24, les Français demeurent les seconds consommateurs d’alcool d’Europe occidentale, après les Irlandaisi 23. 29 % des 18-75 ans fumaient quotidiennement en 2005, malgré les intenses campagnes de lutte contre le tabagismei 25. Quant aux drogues illicites, la plus consommée est le cannabis : 39 % des hommes de 18 à 25 ans en auraient consommé en 2005, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomaniesi 25.

De plus, la France est un des pays d’Europe qui connaît le plus de troubles dépressifsi 26. La France est le plus gros consommateur d’antidépresseurs en Europei 26, et l’un des pays européens où le taux de suicide est le plus élevéi 23.

Médias

Audiences TF1 (bleu foncé), France 2 (rouge), France 3 (bleu clair) et M6 (jaune)

En France, c’est la loi du 29 juillet 1881 qui a institué et en même temps encadré la liberté de la pressek 23.

Si les presses régionale, hebdomadaire et thématique se vendent bien en FranceN 36,139, la presse quotidienne nationale d’information généraliste est peu diffusée hors de la capitale. Dès lors, les cinq principaux titres de cette catégorie (Le Figaro, Le Monde, Aujourd’hui en France, Libération et La Croix) ne vendent réunis que moins d’un million d’exemplaires chaque jour140, quand le quotidien japonais Yomiuri shinbun en vend à lui seul plus de 14 millions141.

Depuis 1981 et la légalisation des « radios libres142 », les stations de radio publiques gérées par Radio France sont concurrencées par des stations privées, souvent propriétés de grands groupes de médias143. Dès lors, parmi les quatre premières stations de radio en audience cumulée en novembre-décembre 2009 (RTL, NRJ, France Inter et Europe 1144), seule la troisième est publique. De même, depuis l’apparition de la première chaîne de télévision privée (Canal +) en 1984, plusieurs centaines de chaînes de télévision privées ont vu le jour, diffusées par le canal hertzien, par câble, par satellite ou plus récemment par la télévision numérique terrestre (TNT). Les trois principales chaînes sont TF1, France 2 et M6145, seule France 2 appartient au groupe public France Télévisions.

Quant à l’accès au réseau internet, il ne s’est vraiment démocratisé qu’au début des années 2000146. En décembre 2009, 65 % des Français de 11 ans et plus étaient internautes147.

Entre 2002 et 2009, la France est passée de la 11e à la 43e place du classement de la liberté de la presse dans le monde de Reporters sans frontières148.

Sport

La joueuse de tennis Amélie Mauresmo était en 2004 puis en 2006 le numéro un mondial selon le classement WTA.

Article détaillé : Sport en France.

Le sport en France est caractérisé par une tradition sportive ancienne et une grande variété de disciplines pratiquées à haut niveau. La France a un rôle prépondérant dans l’organisation du sport moderneN 37 et son palmarès, depuis la fin du XXe siècle, en fait l’une des meilleures nations au monde dans de nombreux sports. Pour l’année 2012, la France est quatrième du classement mondial établi par Havas Sports & Entertainment (et deuxième nation européenne derrière la Russie)N 38 qui comptabilise plus de 1 600 événements sportifs149,150.

Le football est le sport le plus populaire, avec plus de 2,3 millions de licenciés (dont 97 % d’hommes)151, une popularité accrue par la double victoire de la France lors de la coupe du monde en 1998 puis du championnat d’Europe en 2000. Le tennis (deuxième sport en termes de licenciés), l’équitation, le judo, le basket-ball, le handball et le golf sont également très pratiqués, sans oublier le rugby et la pétanque, essentiellement dans le sud du pays152.

Près de sept millions de Français pratiquent le ski chaque hiver, le plus souvent en dehors de toute organisation sportive153. Quant à l’escrime et au cyclisme, il s’agit des disciplines dans lesquelles la France est la plus titrée (respectivement 44 et 41 titres olympiques après les Jeux de Vancouver en 2010154).

Le tournoi de tennis international de Roland Garros à la porte d’Auteuil à Paris et le Tour de France cycliste sont des événements annuels importants, ainsi que l’Euro de football attendu en 2016.

Engagement associatif, syndical et politique

Manifestation contre le CPE à Paris en 2006.

Si les taux de participation aux élections diminuent, la participation protestataire, en revanche, se développei 27. En 2008, 42 % des Français ont participé à une manifestation, contre 25 % en 1981i 27. En comparaison des autres pays développés, la France est souvent vue comme un pays où les manifestations et les grèves sont fréquentes155,156.

Mais cette participation ponctuelle à des événements contestataires ne se traduit pas, tant s’en faut, par un engagement important dans les partis politiquesk 24. Quant au taux de syndicalisation (8 %), il est le plus faible des pays riches, même s’il est plus important dans le secteur publici 28. En revanche, les Français sont très impliqués dans le milieu associatif : 14 millions de bénévoles sont membres de plus d’un million d’associations, qui bénéficient du statut accordé par la loi du 1er juillet 1901.

5 / Économie

L’économie de la France est dite « économie sociale de marché » fondée sur la propriété privée, mais il y a toujours eu une intervention étatique importante, de la royauté à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, bien que celle-ci soit fortement remise en cause depuis les années 1970 ; depuis cette date, l’économie française est devenue principalement une économie de services.

Selon une étude publiée par l’Insee, la valeur du patrimoine national serait de 12 513 milliards d’euros en 2007. En 2010, le seul patrimoine des Français atteignait à la fin de l’année dernière un chiffre proche de 11 000 milliards d’euros, soit plus de huit fois le montant de leurs revenus ; leur taux d’épargne (annuel ?) atteindrait le niveau exceptionnel d’environ 16 % de leurs revenus.

5.1 Revenus de la population et développement humain

Article connexe : Pauvreté en France.

Les revenus des Français et leur pouvoir d’achat ont augmenté durant l’ensemble du XXe siècle et des années 2000j 3, mais de façon inégale, ce qui accroît les inégalités économiques entre ménagesd 6. En moyenne, les salariés à temps plein du secteur privé ont touché, en 2007, 29 279 euros bruts, soit 1 997 euros nets par mois, contre 31 266 euros bruts, soit 2 182 euros nets par mois pour les agents de la fonction publiquej 4. Les revenus du patrimoine ne représentent que 9 % du revenu primaire brut des ménages, mais cette part est très variable selon les ménagesj 5.

En 2007, 7,2 % des Français disposaient d’un revenu inférieur à 50 % du revenu médian (seuil de pauvreté défini par la France)N 39, bien que la moitié d’entre eux aient alors un emploij 6, souvent à temps partiel et sur la base du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Le SMIC concerne 3,4 millions de personnes en juillet 2008j 7 et équivaut à 9,40 euros bruts par heure en 2012I 13). De 200 à 300 000 personnes sont sans domicile fixe en 2009, principalement à Paris et dans les grandes villesj 8.

En 2007, l’indice de développement humain de la France était de 0,961, ce qui place la France au huitième rang mondial161. Néanmoins, la même année, la France n’était qu’au douzième rang des pays de l’Union européenne pour le PIB par habitant en dollars américains aux taux de change courants, alors qu’elle occupait le septième rang en 1987, un recul qui s’explique principalement par une croissance faible du PIB françaisj 9.

Emploi

Graphique montrant l’évolution du taux de chômage en France (au sens du Bureau international du travail) entre 1975 et 2009. De 3 % environ en 1975, on est passé à près de 10 % en 2010, avec de nombreuses fluctuations entre temps.

Évolution du taux de chômage en France (au sens du Bureau international du travail) entre 1975 et 2009.

Si la France a connu durant les Trente Glorieuses une situation proche du plein emploi — au cours des seules années 1960, l’économie française a créé 1,6 million d’emploisi 29 —, elle fait face depuis la fin des années 1970 à une situation de chômage élevé, malgré des fluctuations qui ont fait espérer le retour du plein emploii 29. Au troisième trimestre 2013, 10,5 % de la population active française est au chômage au sens du bureau international du travailI 14. Le chômage touche particulièrement les jeunes, les moins diplômés, les étrangers, et, dans une moindre mesure, les femmesN 40,i 30 En 2012, 9,7 % des femmes actives étaient au chômage, contre 10 % des hommes actifs162. Les chômeurs de longue durée représentent un tiers de l’ensemble des chômeurs et sont ceux pour qui la réinsertion est souvent la plus difficiled 7.

La situation de l’emploi en France est également marquée par des mutations profondes et structurelles en termes de statut et de secteur d’activité. Le salariat est devenu la principale forme d’emploi en France, représentant 89,5 % des emplois en 2008I 15. 5,7 millions de personnes, soit un actif sur cinq, travaillaient fin 2007 dans la fonction publique163. Surtout, l’emploi se tertiarise : l’agriculture ne représente plus depuis la fin des années 1970 que moins de 2 % des emploisi 29, et la part de l’industrie a été divisée par deux entre 1978 et 2007, de 28 à 14 % des emploisi 29, faisant de la France une économie post-industrielle164.

Principaux secteurs d’activité

Photographie d’une récolte de maïs à Épône, près de Paris.

Une récolte de maïs à Épône, près de Paris.

Malgré le maintien à un haut niveau de l’agriculture et de l’industrie, l’économie française est aujourd’hui principalement une économie de services. Le secteur tertiaire s’autonomise peu à peu et devient le principal moteur de la croissance économique du pays158.

Agriculture et agroalimentaire

La France a connu, comme d’autres pays industrialisés, des phénomènes d’exode rural et de chute de l’emploi agricoleb 21 ; ce dernier reste plus important que dans les autres pays d’Europe occidentale : l’agriculture employait 3 % des actifs en 2006, contre 2,5 % en Allemagne et 1,3 % au Royaume-Unib 22. L’agriculture française a été considérablement modernisée et mécanisée dans la seconde moitié du XXe siècleb 23, notamment grâce à la politique agricole communeb 21.

La France compte 520 000 exploitationsb 22 de 51 hectares en moyenne en 2006b 21, faisant d’elle la première puissance agricole européenneb 24. La spécialisation régionale de la France par type de production s’accentueb 21, et les produits agricoles français sont souvent protégés par des appellations d’origine contrôlée, délimitant un terroir agricoleb 25. La France est le premier producteur de vin au monde, malgré la concurrence récente des vins des « nouveaux mondesb 26 » ; elle figure également parmi les premiers producteurs mondiaux de céréales, de sucre, de produits laitiers et de viande bovineb 26. Plus de 80 % des produits exportés ont été transformés par une des premières filières agroalimentaires au mondeb 27. Néanmoins, dans les années 2000, l’agriculture française fait face à des difficultés liées à la surproduction, à la pollution qu’elle suscite et à des revenus très inégaux entre les exploitantsb 23. De même, la pêche apparaît comme un secteur en criseb 28.

Industrie

La France est la quatrième puissance industrielle mondiale. Malgré la tertiarisation de l’économie française, les entreprises industrielles représentaient 71,4 % du PIB et 79 % des exportations françaises en 2006b 29.

Son industrie est caractérisée par des évolutions contrastées : à côté d’industries modernes et dynamiques, qui font de la France un des leaders mondiaux dans de nombreux domaines (automobile, aéronautique, aérospatiale, agro-alimentaire, électronique, nucléaire civil, pharmacie, cosmétique, luxe…)b 30, de nombreuses industries traditionnelles (mines, textile, bois, chaussure, construction navale, sidérurgie…) voient leurs effectifs et leurs chiffres d’affaires chuterb 31, obligeant des régions entières (Nord-Pas-de-Calais et Lorraine notamment) à une douloureuse reconversionb 32. À la décentralisation industrielle des années 1960, qui a permis le développement de nombreuses villes de l’ouest et du sud du paysb 33, a succédé une période de croissance faible de la production industrielleb 34, qui s’explique parfois par des délocalisations vers des pays à la main d’œuvre peu onéreuseb 34.

Mais si la production se fait de plus en plus souvent à l’étranger, les entreprises françaises restent prédominantes dans de nombreux domainesb 35.

Certaines occupent la première place du marché mondial dans leur domaine (par exemple Areva dans la construction de centrales nucléaires165, Danone dans les produits laitiersb 27, L’Oréal dans les cosmétiques166 ou Michelin dans les pneumatiques167).

Énergie

Article détaillé : Énergie en France.

Une photographie de la Centrale nucléaire de Chooz, construite par Alstom et opérée par EDF.

Une photographie de la Centrale nucléaire de Chooz, construite par Alstom et opérée par EDF.

Après la disparition complète de la production française de charbon en 2005b 31, le pétrole, le gaz et surtout l’électricité sont les principales énergies consommées en Franceb 31. Si la France ne produit plus de pétrole brut que de façon marginale168, les treize raffineries implantées sur le territoire permettent de satisfaire plus de 90 % de la demande nationaleb 31. Le groupe français Total, qui possède des concessions dans le monde entier, est la sixième entreprise mondiale et la cinquième du secteur169. La part du gaz dans la consommation énergétique française a fortement augmenté depuis les années 1970b 31, mais il s’agit à 97 % de gaz importé, notamment de Russie, d’Algérie et de la mer du Nordb 31. En revanche, la France produit plus d’électricité qu’elle n’en consommeI 16, notamment grâce à 59 réacteurs nucléaires170 (le second parc mondial après le parc américain)171 qui produisaient en 2008 plus de 76 % de l’électricité du paysI 16, mais dont le bilan environnemental est l’objet de débats172. Quant aux énergies renouvelables, leur part dans la production électrique française augmente et s’établit en 2008 à plus de 13 %I 16, en grande partie grâce à l’hydroélectrique.

Commerce et artisanat

Depuis les années 1970, le secteur du commerce a été bouleversé par l’irruption de la grande distribution, qui représente les deux tiers des dépenses alimentaires des Français en 2008j 10. Par conséquent, de nombreux petits commerces ont disparu, même si l’on assiste en 2009 à une timide reprise, notamment dans les centres-villesj 11. La puissance de quelques grandes entreprises de la grande distribution — Carrefour par exemple est le deuxième groupe mondial du secteur169 — leur permet d’imposer, dans une certaine mesure, des prix bas aux producteursj 10.

Malgré la concurrence des entreprises industrielles, l’artisanat de son côté est parvenu à conserver une place importante dans l’économie françaisej 10.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme en France.

La tour Eiffel à Paris, le monument payant le plus visité au monde.

La France est le pays le plus visité au monde par les touristes étrangers avec près de 82 millions de visites en 2007173, mais le troisième pays au monde pour les recettes liées au tourisme internationalN 41,173. Le secteur du tourisme représentait en 2005 près de 900 000 emplois directs, et au moins autant d’emplois indirectsb 14. Plus de 1,3 milliard de nuitées ont été effectuées par des touristes en France en 2007173, dont une partie dans les 3,178 millions de résidences secondaires du paysI 17. Les motifs de ce tourisme sont variés : il s’agit tout à la fois d’un tourisme culturel (notamment à Paris)b 15, balnéaire (notamment sur la Côte d’Azurb 15), naturelb 15, d’affaires (Paris est la première destination mondiale pour ce type de tourismeb 15), de loisirs (Disneyland Paris est de loin le parc d’attractions le plus fréquenté d’Europe174) et de sports d’hiver (dans les Alpes du Nord notammentc 3). Les sites touristiques payants les plus fréquentés sont dans leur majorité situés en Île-de-France (Disneyland Paris, Musée du Louvre, Tour Eiffel, Château de Versailles …)175 ; quelques sites de province attirent néanmoins de nombreux touristes, comme les châteaux de la Loire, le mont Saint-Michel, Rocamadour, le Château du Haut-Kœnigsbourg, le musée Unterlinden de Colmar, le Centre Pompidou-Metz ou le parc du Futuroscope175.

Recherche

Article détaillé : Recherche scientifique en France.

La France consacre une part moyennement élevée de son PIB à la recherche et développementh 1 (2,02 % en 2009176), mais ces dépenses sont davantage financées par le secteur publich 1 (41 % en 2008177) et consacrées à la recherche fondamentaleh 2 que dans les autres pays de l’Union européenne et a fortiori de l’OCDE. Si la recherche française est à l’origine de nombreuses découvertes et a été récompensée à de multiples reprises (voir infra), le nombre de brevets déposés par des entreprises françaises est relativement faibleh 3, d’autant que les relations entre les entreprises privées et la recherche publique sont souvent jugées médiocresh 2.

La plupart des chercheurs travaillent dans des centres de recherche publicsh 1, comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Depuis 2002, la plupart de ces centres de recherche sont organisés en réseaux avec des universités et des entreprises, pour former des pôles de compétitivité (71 en 2007178).

Finance et assurance

Le secteur bancaire français a longtemps été caractérisé par sa faible concentration, par la ferme réglementation qui l’encadrait et par la part importante du secteur public, mais cette situation a changé au cours des années 1990h 4 et 2000. Les banques françaises BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole se placent respectivement aux quatrième, neuvième et dixième places mondiales du secteur en 2009179. Le secteur des assurances occupe également une place importante dans l’économie française, Axa étant la première compagnie d’assurance européenne180.

La bourse de Paris, filiale d’Euronext depuis 2000, est le marché officiel des actions en France. L’indice CAC 40, qui regroupe les cours de 40 actions parmi les plus échangées, représentait une capitalisation totale de plus de 1 000 milliards d’euros fin 2009181.

Place de la France dans l’économie mondiale

En 2009, la France est la cinquième puissance économique mondiale par le PIB nominal182 ou la neuvième à parité de pouvoir d’achat1. La France est en 2010 le quatrième pays au monde par le nombre d’entreprises figurant parmi les 500 premières entreprises mondiales183.

L’économie française est fortement extravertie, notamment vis-à-vis de ses partenaires européens (65 % des exportations françaises). Cette situation est en partie liée à l’épuisement ou à l’insuffisance des ressources minières et énergétiques du pays qui l’obligent à importer, et à la taille relativement réduite de ce pays …
…alors que ses ressources minières sont toujours dans son sous sol, à l’instar du charbon, mais qu’une politique fortement orienté par les « experts » de l’ex C.E.C.A. (soit l’U.E. et donc les USA) qui ont « invité » le gouvernement socialiste de François Mitterrand à fermer les portes des Charbonnages de France, le 31 dacembre 2009, alors que par exemple à Gardanne (Bouches du Rhône), le puit Y (Yves Morandat) le plus moderne du monde était toujours en fonctionnement et que la technique la plus moderne du monde (décidément on se répète), dite du « lit fluidisé » venait d’être validée par les ingénieurs des HBCM.

Mais elle s’explique également par l’importance des exportations. Selon une étude du cabinet d’audit KPMG* publiée en 2006, « la France offre globalement des coûts d’implantation plus faibles que ses grands voisins européens, non seulement sur l’énergie, les transports et l’immobilier, mais aussi sur la main d’œuvrea 21 ». Avec une part de marché mondiale d’environ 8 %, la France est le second exportateur de produits agroalimentaires produits sur place, notamment grâce aux exportations d’alcools.

Note KPMG, un société française ? Mon c.. ! KPMG est un réseau mondial de prestations de services d’audit, fiscaux et de conseil. En 2013, KPMG employait près de 155 000 personnes dans 155 pays et a généré un chiffre d’affaires consolidé de 23,4 milliards de dollars. Siège social : Amsterdam, Hollande-Septentrionale, Pays-Bas
Néanmoins, le commerce extérieur de la France connaît d’importantes difficultés. Depuis 2004, la France connaît un déficit de sa balance commerciale, de plus en plus creusée (- 75,4 milliards de dollars en 2009), une situation qui s’explique [qu’]en partie par le niveau élevé de l’euro face au dollar. Entre 1990 et 2006, la part de marché mondiale de la France dans les exportations de marchandises est passée de 6,3 à 4,1 % ; la France n’est plus en 2009 que le cinquième importateur et le sixième exportateur mondial1. Selon Eurostat, cette dégradation du commerce extérieur français serait en partie due à une augmentation des coûts salariaux horaires.

Le 13 janvier 2012, l’agence de notation [américaine, dans le but de parachever son french bashing], Standard & Poor’s annonce la dégradation de la note de la France, qui disposait du AAA, la meilleure note. Elle ne dispose plus que du AA+, avec perspective négative. Néanmoins, les agences de notation Fitch et Moody’s lui maintiennent son triple A jusqu’à nouvel ordre.

Culture (comme la confiture, moins on a, plus on l’étale)

La galerie des Glaces du Château de Versailles, chef-d’œuvre de l’architecture baroque du XVIIe siècle.

La galerie de Glace bâtie par les explorateurs de la mer  d’Amundsen en Nouvelles Flandres.

Patrimoine architectural des Nouvelles Flandres : 0.
Patrimoine architectural de la France :

La France possède un patrimoine architectural riche, témoin d’une longue histoire et de la rencontre de différents traits civilisationnels.

Classés au patrimoine mondial

Sur les 753 biens culturels classés au patrimoine mondial par l’UNESCO au 27 janvier 2012, 34 sont français, ce qui fait de la France le troisième pays du monde en nombre de sites culturels classés au patrimoine mondial. Le patrimoine architectural français classé au patrimoine mondial comporte à la fois des édifices d’architecture religieuse (l’abbaye de Fontenay est l’arbre qui cache la forêt, quand on fait le compte du nombre d’églises et d’édifices religieux, détruits, abandonés, non ou mal entretenus, voire vandalisés dans la France de 2014), civile (les châteaux de la Loire), industrielle (la saline royale d’Arc-et-Senans), militaire (les villes fortifiées par Vauban) et urbaine (la place Stanislas de Nancy, le centre-ville de Strasbourg). Il comporte des exemples d’architecture de toutes les époques, de l’architecture romaine (le pont du Gard) à l’architecture d’après-guerre (le centre-ville du Havre), en passant par des chefs-d’œuvre de l’architecture romane (l’abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe), gothique (la cathédrale de Chartres) et classique (le canal du Midi).

Bâtiments d’intérêt historique

Tandis que les phoques arpentent les pentes glacées et dénudées de toute construction humaine dans Nouvelles Flandres et ce, depuis des millénaires, en France, depuis 1840, les bâtiments d’intérêt historique, architectural, patrimonial ou culturel peuvent être inscrits ou classés au titre des monuments historiques par l’État, de même que certains biens mobiliers (cloches), ce qui leur assure une protection juridique, ainsi que des aides à la restauration et à l’entretien. À la date du 31 décembre 2008, il y a en France 43 180 monuments historiques inscrits ou classés. La France a compté des architectes qui ont participé à façonner le patrimoine architectural français et européen à toutes les époques de son histoire, avec des figures telles que Pierre de Montreuil au Moyen Âge, Lescot, Delorme et Androuet du Cerceau à la Renaissance, Mansart, Le Vau, Hardouin-Mansart, Gabriel et Claude-Nicolas Ledoux aux époques classique et néoclassique, Viollet-le-Duc, Garnier, Eiffel, et F.J. Delannoy au XIXe siècle et Le Corbusier et Perret à l’époque moderne.

Patrimoine artistique et événements culturels

Des productions artistiques sont attestées dans l’espace correspondant à la France actuelle dès la Préhistoire, mais on ne peut pas parler d’«art français» avant le début du IIe millénaire de notre ère, à l’époque où un État et une nation commencent à se former. À partir de cette époque, les Beaux-Arts français vont être en grande partie similaires à ceux du reste de l’Europe occidentale, voyant se succéder :

Un art roman aux XIe et XIIe siècles et un art gothique du XIIe au XVe siècles ; la célébration de la puissance de la monarchie française, d’un « espace privilégié » (A. Chastel) et la représentation du sacréf 4 font partie des thèmes privilégiés d’un art principalement commandé par le pouvoir politique ou religieux. La Renaissance et le développement du classicisme au XVIIe siècle puis du néoclassicisme au XVIIIe siècle sont l’expression à la fois d’une recherche de l’ordre et de l’apparat et d’influences antiques et italiennesm 3 ; c’est également à l’époque moderne qu’émergent des figures individuelles d’artistes, telles les peintres Fouquet, Poussin, La Tour, le Lorrain, Watteau, Boucher, Chardin, Fragonard, Greuze, David, Gros et Ingres, ou les sculpteurs Goujon, Girardon, Coysevox, Puget et Houdonm 4. Aux XIXe et XXe siècles, la France joue un rôle majeur dans les grands courants et révolutions artistiques occidentaux : le romantisme (Delacroix et Géricault), le réalisme (Courbet), l’impressionnisme (Monet, Renoir, Manet, Degas) et le néo-impressionnisme (Seurat, Van Gogh, Cézanne, Gauguin), le fauvisme (Matisse, Derain, Vlaminck), le cubisme (Braque, Picasso, Léger) ou encore le surréalisme (Duchamp) comptent des artistes français parmi leurs principaux représentantsm 4,m 5. Auguste Rodin, de son côté, révolutionne la sculpture à la fin du XIXe siècle.

Divisée au Moyen Âge entre un art religieux inspiré du chant grégorien et le chant profane des troubadours et trouvères188, la musique française atteint un certain apogée à partir de l’époque classique, avec des compositeurs comme Lully et Charpentier au XVIIe siècle, Rameau au XVIIIe siècle, Berlioz, Gounod et Bizet au XIXe siècle, ou Maurice Ravel, Gabriel Fauré, Debussy au XXe siècle — beaucoup de ces artistes composent des opéras188. La période contemporaine est représentée par Olivier Messiaen, Henri Dutilleux, Francis Poulenc, Gilbert Amy et plus récemment Thierry Escaich.

À partir du début du XXe siècle, la musique dite « populaire » prend son essor189, mêlant des genres propres à la France (la chanson française) à des genres importés (rock et rap en particulier), et permettant à des vedettes comme Claude François, Johnny Hallyday, Sheila, Michel Sardou ou Jean-Jacques Goldman190 de vendre des dizaines de millions de disques.

Descente des marches des acteurs du film français Entre les murs, lauréat de la palme d’or au Festival de Cannes 2008.

Il n’y a pas à proprement parler de cinéma en Nouvelles Flandres, malgré la présence des américains qui au lieu d’y importer des films du lapin Bunny, le roi des carottes, prétendent vouloir en forer une (carotte) sur notre territoire. Cependant, les Nouveaux Flamands n’envient pas la France, pays qui a inventé le cinéma en 1895 à Lyon avec les frères Lumière, et dont il subsiste une activité qui se veut importante par la quantité, mais dont la qualité est constamment à la bais(s)e, malgré la concurrence nullement culturelle d’Hollywood : la France qui était encore en 2005, le sixième producteur mondial et le premier producteur européen de longs-métrages perd des places au profit de Bollywood et le cinéma français, principalement tourné depuis les années 1980 vers la comédie et le cinéma d’auteur, a tout de même produit dans les années 2000 quelques films au succès mondial, comme Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain ou La Marche de l’empereur. (tourné dans NOS décors). Le Festival International du Film, organisé chaque année à Cannes, est l’événement culturel le plus médiatisé au monde, malgré un niveau qualitatif en baisse constante, justifiant le proverbe : « le borgne est roi au pays des aveugles ».

Détachée d’une vraie idée d’une « exception culturelle », la France ne protège plus sa sa culture, notamment par le biais de l’abaissement des quotas de culturel (théâtre, opéra, ballets) à la télévision et par l’introduction d’œuvres musicales anglosaxones à la radio.

Science et technologies

Bon évidemment, les Nouvelles Flandres ne peuvent pas rivaliser avec la France est depuis le Moyen Âge un foyer de connaissances et de découvertes majeur. L’université de Paris, créée en 1200, a été dès son origine et jusqu’à l’époque contemporaine l’une des plus importantes d’Occident. Au 1er septembre 2010, 56 Françaises et Français se sont vu décerner un prix Nobel et onze ont obtenu la médaille Fields et aucun la médaille d’or du prix spécial Gautheron Jabert qui était encore décernée au XX° siècle par le Lycée Blaise Pascal de Clermont Ferrand.

Alors qu’au XVIIe siècle, René Descartes définit une méthode pour l’acquisition d’un savoir scientifique et put enfin prouver que s’il doûtait, c’était là bien la preuve qu’il pensait, tandis que Blaise Pascal resta célèbre pour son travail sur les probabilités et la mécanique des fluides et grâce à son célèbre pari, sert désormais de caution à tous les parieurs du monde et autres joueurs de tiercé, quarté et autre loto ; que le XVIIIe siècle fut marqué par les travaux du biologiste Buffon et du chimiste Lavoisier, qui découvrit le rôle de l’oxygène dans la combustion et remarqua que l’on ne perdait jamais rien pour la bonne raison que cela se transformait toujours, tandis que Diderot et d’Alembert publiaient l’Encyclopédie ; de même qu’au XIXe siècle, Augustin Fresnel fut le fondateur de l’optique moderne, Sadi Carnot posa les bases de la thermodynamique et Louis Pasteur fut un pionnier de la microbiologie et « inventa » le microbe », qu’au XXe siècle, on peut citer le mathématicien et physicien Henri Poincaré qui se fit spolier ses découvertes par un plaisantin du nom d’albert Einstein qui lui dédia sa célèbre photo où on le voit tirer la langue comme un polisson, les physiciens Henri Becquerel, Pierre et Marie Curie, restés célèbres pour leurs travaux sur la radioactivité, le physicien Paul Langevin ou encore le virologue Luc Montagnier, codécouvreur du virus du sida. le seul virus que l’on n’ai jamais vu, , ce qui est franchement très fort … eh bien pendant tout ce temps là, encore plus placides que des vaches regardant passer un train, les phoques conchiaient les banquises des Nouvelles Flandres.

6.4 (G)astronomie

Le roquefort, fromages français très réputés (vaut pas loin d’1/2 once d’or en Nouvelles Flandres).

En Nouvelles Flandres, la cuisine française est renommée, grâce à ses productions agricoles de qualité : nombreux vins (champagne, vins de Bordeaux ou de Bourgogne …) et + de 400 fromages (roquefort, camembert …) et grâce à la haute gastronomie qu’elle pratique depuis le XVIIIe siècle. La cuisine française est extrêmement variée : elle est essentiellement constituée de spécialités régionales comme la choucroute alsacienne, la quiche lorraine, les rillettes du Mans, le bœuf bourguignon, le foie gras périgourdin, le cassoulet languedocien, la tapenade provençale ou les quenelles lyonnaises. De plus, de véritables frontières culinaires se dessinent dans le pays, entre un nord utilisant le beurre et l’échalote et un sud leur préférant l’huile et l’ail, et entre des régions à la cuisine terrienne (ex. Périgord) et d’autres à la cuisine tournée vers la mer (Provence). Ces frontières ont tendance à disparaître aujourd’hui, en raison de la jonction des modes de vie et de l’essor d’une cuisine mondialisée, soit trop souvent ce qu’on appelle la malbouffe, crime de lèse palais.

Alors que le « repas gastronomique des Français » a été inscrit le 16 novembre 2010 à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, le repas principal en Nouvelles Flandres, c’est toujours la viande de phoque. Eh m… de phoque !

6.5 Influence internationale

Carte du monde francophone.

  •      langue maternelle
  •      langue administrative
  •      langue de culture
  •      minorités francophones

Depuis ses origines, la France joue un rôle décisif dans l’histoire artistique, culturelle, intellectuelle et politique du monde. Nombreuses de ses anciennes colonies utilisent encore aujourd’hui sa langue, son droit, ses institutions politiques ou encore son système fiscal. La politique culturelle est depuis le milieu du XXe siècle un aspect majeur de la politique étrangère de la France.

La langue française, est le meilleur vecteur d’influence culturelle de la France sur le reste du monde.
Le français fut longtemps la langue de l’élite européenne et de la diplomatie (jusqu’au début du XXe siècle). Après la R.C.A. (République démocratique du Congo), la France est le 2ème pays francophone du monde.
Le français est parlé par quelque 220 millions de locuteurs dans le monde ;
il est l’une des 2 langues de travail de l’Organisation des Nations unies et de ses agences,
l’une des 3 principales langues de travail de la Commission européenne et de l’Union africaine.

La France est membre fondateur de l’Organisation internationale de la francophonie qui regroupe 75 pays en 2011, promeut la langue française ainsi que ses valeurs, mais aussi parfois sa « francacophonie ».

Preuve que la France peut se passer de la diplomatie de l’U.E. pour la défense de ses intérêts :

La présence culturelle de la France à l’étranger :
– Représentations diplomatiques, dites missions diplomatiques. Elle dispose du 3ème réseau d’ambassades et de consulats au monde après les États-Unis et la Chine. En 2011, le réseau diplomatique et consulaire comprend 162 ambassades, 4 antennes diplomatiques, 98 consulats généraux ou consulats, 130 sections consulaires, 2 antennes consulaires et plus de 500 consulats honoraires. Depuis 1989 ont eu lieu 56 fermetures et 47 ouvertures d’ambassades ou de consulats.
– le réseau étendu de l’Alliance française (+ de 400 établissements scolaires français à l’étranger). Les radios à vocation internationale (RFI) ou les chaînes de télévision TV5 Monde (commune à plusieurs pays) et France 24.

ADDENDUM

Terre Marie Byrd, rebaptisé Nouvelles Flandres

Terre Marie Byrd
Carte de la Terre Marie ByrdLa revendication est suspendue par le traité sur l'Antarctique
Carte de la Terre Marie Byrd
La revendication maintenu malgré la suspension par le traité sur l’Antarctique
que le prince sans rire Lionel DeLannoy de France n’a jamais ratifié.
Administration
Statut Revendiqué par aucun gouvernement
Géographie
Superficie 1 610 000 km2
Limites 158°O à 103°24 O

La Terre Marie Byrd ou terre de Marie Byrd est une région de la partie occidentale de l’Antarctique. Elle était le seul territoire au monde (avec le triangle du Bir Tawil, territoire situé entre l’Égypte et le Soudan) à n’être revendiqué par aucun État, ce qui en a eu fait une terra nullius, le reste du continent Antarctique étant revendiqué par sept pays du reste du monde. Elle n’a aucun gouvernement, aucune ville reconnue et aucun habitant permanent.

Ses contours restent approximatifs. Ils sont délimités à l’ouest par la barrière de glace de Ross et par la mer de Ross, au nord par la mer d’Amundsen et vers l’est par le haut plateau de la Terre d’Ellsworth. La région se situe entre les 75e et 80e parallèles. La découverte de la zone comprise entre le plateau Rockefeller et la Eights Coast est due au rôle prépondérant de l’amiral Richard E. Byrd. Le nom de terre de Marie Byrd a été initialement donné par ce dernier en 1929, en l’honneur de sa femme, Mary Byrd, pour cette partie nord-ouest, laquelle avait été explorée durant cette année.

Exploration

Alors que la mer d’Amundsen, limite nord de la terre Marie Byrd, était le point le plus au sud atteint par James Cook en 1774 dans son expédition avec le Resolution, l’exploration de cette région n’a vraiment débuté qu’avec l’opération de l’US Navy nommée Opération Highjump de 1946-47. Des photos aériennes prises par un avion C-47 permirent d’établir les premières cartes de la plus grande partie de ce territoire.

Occupation

La terre Marie Byrd est été quasi exclusivement occupée par les États-Unis.
Ce qui est un scandale puisque c’est officiellement une territoire non revendiqué !

La terre de Marie Byrd a d’abord accueilli sans droit la station Byrd dans le cadre de l’opération Deep Freeze, débutée en 1957. La station Byrd était la seule base d’importance à l’intérieur de la partie occidentale de l’Antarctique. En 1968, la première carotte glaciaire extraite illégalement sur la totalité de l’épaisseur de la calotte glaciaire a été forée ici. Cette station permanente a été abandonnée en 1972, bien qu’ensuite un camp d’été temporaire, le Byrd Surface Camp, ait été maintenu jusqu’en 1995. Ouvert par l’USAP, il a servi de soutien aux opérations dans le Nord-Ouest antarctique.

La station Byrd a servi d’exemple pour la base antarctique condamnée du film d’horreur de John Carpenter, The Thing.

En 1998-99, un camp a été installé dans la chaîne Ford (en) à l’ouest de la terre de Marie Byrd. Il sert de camp de base pour la surveillance aérienne de l’USAP lancée par l’UCSB et est géré par l’Institut de géophysique de l’université du Texas.

En 2004-05, un grand camp, Thwaites, a été établi par l’USAP à 150 km au nord de la station Byrd, afin d’effectuer une large surveillance géophysique aérienne de l’Est de la terre de Marie Byrd, toujours par l’institut de géophysique de l’Université du Texas.

En 2006, un campement encore plus important toujours dans la plus pure illégalité, le WAIS Divide (en) a été établi à la limite entre la baie de la mer de Ross et la baie de la mer d’Amundsen, dans la partie la plus orientale de la terre de Marie Byrd, dans le but (faites nous rire) de forer une carotte glaciaire dans les trois années suivantes.

Article en cours de rédaction et publié en l’état, car la vérité, même partielle, n’attend pas.

.
POST SCRIPTUM .

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