//
vous lisez...
Dossier

Qui est Valéry Giscard ?

Giscard, ou le destin futile de l’inutile fat qu’il fut.

Giscard caricature

Giscard la Momie de la Tour Tondue, Tout en Étain

.
En guise d’apéritif et avant de déguster cet article sur Valéry Giscard et son « Destin« , visionnez je vous prie, l’interview (vidéo 52:52 version longue) de l’ex capitaine des Armées Françoises,  devenu empereur, Jean de la Salle dit Bokassa, qui fut présenté par le prince-président Valéry Giscard de la Tour Fondue (sic) et sa clique d’aristocrates, les princes Poniatowski et de Broglies (cf. VI.6), comme un cannibale « mangeur d’enfants » (sic).

1979 L’empereur du Centre Afrique ne sera pas remercié des cadeaux brillants qu’il avait offert à Giscard (ce dernier aime les gemmes), mais sera déposé par un coup d’Etat fomenté par la cellule africaine de l’Elysée de René Journiac lequel à l’instar du soldat Morales, évoqué dans le sketch de Didier Benureau, partira en confettis en 1980 dans un « accident » d’avion (cf. VI.9) : Jean Bedel Bokassa nous parle quant à lui d’un certain Valéry Giscard « croqueur de diamants« , d’ivoire et d’uranium en provenance du Centre Afrique, pays sous la tutelle de ce prétendu « descendant du Roy de France (sic) » qui y effectua dès son accession au trône, heu … à l’Elysée, sa première visite royale, heu … présidentielle, alors qu’il eut été de bon ton d’aller en Germanie, heu … Allemagne, « amie éternelle de la France » comme aime à le rappeler ironiquement Pierre Hillard.
.
I/ LES GISCARD, DU COMMERCE DE CLOUS A LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

.
a) Valéry Giscard – c’est à Coblence, ville allemande occupée par la France, comme à l’époque de Napoléon Bonaparte, que naît en l’an de grâce 1926 (02.02) VRMGG, soit Valéry, René, Marie, Georges, Giscard. Il est le fils d’Edmond Giscard et de Marthe dite May Bardoux (voir II.1). S’il est devenu, 48 ans plus tard, le 20ᵉ et l’un des plus jeunes présidents de la République Française, du 27 mai 1974 au 21 mai 1981, c’est tout, sauf le fruit du hasard ; jugez-en plutôt :
.
b) Edmond Giscard, naît en 1894, il est le père de Valéry, et s’appelait initialement à l’état-civil Edmond Giscard (tout court). le Wiktionnaire nous rappelle que le nom Giscard « est un dérivé de l’ancien Guiscard [qui signifie] «l’Avisé», surnom de Robert de Hauteville (voir ci-dessous IV.3), [lui-même] issu de l’ancien français guiscart [qui désigne un homme] « fin, rusé ». » On découvre là une des caractéristiques de cette dynastie d’Auvergnats : des combinards et roublards comme leur voisin de Chateldon, Pierre Laval qu’il a bel et bien fréquenté ainsi que son chef, le Maréchal Pétain.

1919 Edmond Giscard est inspecteur des Finances, comme le deviendra plus tard son fils Valéry, 1921-1926 directeur des finances du Haut Commissariat français en Rhénanie, Il est aussi économiste, membre de l’Institut de France, grand officier de la Légion d’honneur.

1922 Un décret du Conseil d’État du 17 juin, l’autorise, ainsi que son frère René Giscard (voir I.c) et leur cousin germain Henri Giscard à ajouter à son patronyme, celui de d’Estaing, pour soit disant relever le nom de leur prétendue trisaïeule Lucie Madeleine d’Estaing (voir IV.A.5).

1930 Il est nommé président de la Société Financière Française et Coloniale, 1932-1947 Maire de Chanonat dans la périférie de Clermont-Ferrand, il y possède le Château de la Varvasse, actuelle propriété de son fils Valéry qui l’a mis en vente en mars 2008.

En temps de paix, comme en temps de guerre, les affaires continuent ; ainsi il est membre d’une théorie de conseils d’administrations.

1942 Président de la Compagnie d’Assurances Le Phenix, devenue A.G.F. (Assurances Générales de France), puis rachetée par le groupe (allemand) Allianz (1) qui devient en 1949 la Société Financière pour la France et les Pays d’Outre-Mer, 1947-1959 des comités de la Chambre de Commerce Internationale, 1957 de la Société Française pour la Construction et l’Exploitation du Tunnel Routier sous le Mont-Blanc, 1973 lors de sa démission de la présidence de la S.O.F.O., le discours d’adieu sera prononcé par René Bousquet, membre du conseil d’administration et ami personnel de François Miterrand (4), de la Société Française de Géographie Economique, du CEHA (Centre d’Études Hispano-Américaines), de la S.F.L.E.C.E. (Section Française de la Ligue Européenne de Coopération Economique), du Secours catholique (vice-président), du C.F.A. (Comité France-Amérique),
.
Administrateur du Crédit foncier de l’Indochine, de la Société des Papeteries de l’Indochine, des Verreries d’Extrême-Orient, du Crédit Hypothécaire de l’Indochine ; en qualité de président, de la Société Anonyme Chalandage et Remorquage, de la Société Indochinoise des Cultures Tropicales, des Sucreries et Raffineries de l’Indochine). Il est aussi décoré de l’ordre de la Francisque et a été membre de la société secrète France 1950 (ou F.1950), du groupe synarchique. Il est aussi membre du Conseil d’administration : de la Casa de Velasquez, et de l’A.S.O.M. (Académie des Sciences d’Outre-Mer).
.
Auteur de nombreux livres – 1952  : « Les avantages de l’intégration économique de l’Europe occidentale. »
Déjà l’Euro, l’Europe et l’Otan, le programme de la trilogie favorie d’Adolph Hitler et ses commanditaires. Il décède en 1982.
.
c) René Giscard, frère d’Edmond, né en 1891 est président de l’Académie de Clermont-Ferrand, 1925 il se marié avec Anne Carnot (née en 1898), petite-fille du Président Sadi Carnot (1837-1894), conseiller d’État en 1942 du chef de L’État français, le Maréchal sept étoiles Pétain président de la L.V.F. dont René Giscard ancien combattant (chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre 1914-1918) est lui aussi légionnaire. La célèbre L.V.F. « Légion des Volontaires Français contre le Bolchévisme … inscrite dans la Heer au sein de la Wehrmacht comme « Infanterie Regiment 638 ». Il fréquente évidemment les adeptes français du nazisme : Marcel Déat, Jacques Doriot, et Eugène Deloncle. » C’est évidemment un palmarès plus prestigieux que la simple « Francisque » du président François Mitterrand. Il décède en 1945.

d) Valéry Giscard (sénior) dit Giscard de La Tour-Fondue, naît en 1862 (25.10) à Saint-Amant-Tallende, il est avocat, puis conseiller à la cour d’appel de Riom, conseiller municipal de Clermont-Ferrand. 1888 (16.05) il se marie le 16.05.1888 à Clermont-Ferrand avec Marie Louise Monteil-Ansaldi, née en 1869 à Clermont-Ferrand et décédée en 1957 à Paris) qui lui donne deux fils : René Giscard (cf.I.c) et Edmond Giscard (cf.I.b). 1916 (24.05) il décède à Saint-Amant-Tallende.
.
II / LA DYNASTIE POLITIQUE DES BARDOUX
.
1 / Marthe (dite) May Bardoux (1901-2003), la mère de Valéry Giscard (junior) est la fille de Jacques Bardoux, député de la IV° République :

2 / Jacques Bardoux naît le 25 mai 1874 à Versailles ; 1910/11 Chevalier de la Légion d’honneur. 1915 il est affecté à la Mission Française attachée … à l’Armée Britannique, comme officier de liaison auprès de la IIIe puis de la IVe Armée Britannique. 1917 pour avoir traduit ou rédigé des notes … il n’en est pas moins cité à l’ordre de la mission militaire française (1917) et reçoit en outre la  Military Cross. Après la guerre, il devient journaliste. 1920 il est fait Officier de la Légion d’honneur, puis il sera parlementaire. 1925 il épouse Geneviève Picot, fille de Georges Picot, secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, petite fille de la comtesse Camille de Montalivet. C’est leur ainée, May Bardoux qui se mariera avec Edmond Giscard, le père de Valéry (junior).

1934
/35 il devient Commandeur de la Légion d’honneur. 1938 il est élu sénateur radical indépendant du Puy de Dôme. 1940 il vote le 10 juillet en faveur de la remise des pouvoirs au Maréchal Pétain, ce qui lui vaudra d’être déclaré inéligible à la Libération. Sous l’Occupation, il est membre du Conseil national instauré par Vichy, « mais [bien sûr] ne participe pas autrement à la collaboration. » Coupable, mais pas responsable. Enfin, grâce à ses nombreuses relations haut placées et ses appartenances à « certaines obédiences », il sera relevé de l’inéligibilité par un « jury d’honneur » dès le mois de juin 1945, à l’instar de Maurice Papon et Cie. Il décède le 15 août 1959 à Saint-Saturnin (dépt. 63).

3 /
Jean Bardoux, frère du précédent est avocat à la cour d’appel de Paris et secrétaire général adjoint à la Chambre de Commerce de Marseille ; il meurt le 11 septembre 1945 (?) sans alliance.

4 / Agénor Bardoux, (1829-1897) père du précédent 1855 entre au barreau comme avocat, 1869 bâtonnier et conseiller municipal, après le 4 septembre devient maire de Clermont-Ferrand (pour une durée de 1 an !),

1871 député du Parti de Centre Gauche qu’il préside jusqu’en 1875 année où il est élu Conseiller Général du Puy de Dôme (il reste en poste 20 ans) ; il vote les Lois Constitutionnelles d’Adolphe Thiers dont il est un fidèle parmi les fidèles et combat le ministère de Broglie, aïeul du « cher cousin » et trésorier de Giscard qui se fera révolvériser dans des conditions plutôt étranges (cf. VI.6).

1873
Il épouse Clémence Sophie Lucie Villa (1847-1939), fille d’un banquier et maire de la ville de Millau durant 12 ans. Le couple aura deux fils : Jacques Bardoux (voir II.2), puis Jean Bardoux (voir II.3).

1877 à 1879 il est ministre de l’Instruction Publique et fait parti de ce qu’on appelait alors les « 116 inamovibles de la III° République » dont il est assurément l’un des ténors. 1889 (08.03) Il est élu au Sénat. 1890 Elu à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, il occupe aussi un poste de vice-président des Chemins de Fer d’Orléans, et en 1894 (11.01) quitte la vice-présidence du Sénat. 1895 il subit un revers électoral aux cantonales et suite à une bronchite chronique qui dégénère en fluxion de poitrine, il meurt « très chrétiennement » le 23 novembre 1897.

5 / Benjamin Bardoux, père du précédent était « receveur à cheval des contributions indirectes (2) à Bourges. Il naît le 3 février 1795 d’une vieille famille du Veurdre en Bourbonnais. Il épousa Marie Ursule Pignet, fille d’un arquebusier, élevée par son oncle, le curé de Nohant. Il devint directeur des contributions indirectes (5) et décède le 8 janvier 1871 à Clermont-Ferrand.

6/ Bardoux, père du précédant vivait dans le Bourbonnais durant la révolution (1795) durant laquelle il fut « marchand épicier, avant de devenir fonctionnaire du cadastre » (5).
.
III/ Les de BRANTES
.
Anne-Aymone de Brantes, épouse Giscard, civilement le 17.12.1952, à la mairie du 8° arrondissement de Paris, puis religieusement le 23 dans la chapelle privée de la famille de Brantes. Ils auront quatre enfants.
.
IV / GISCARD, ACCORDEONISTE HAUT DE GAMME
.
A ) Les Giscard se la pètent, en jouant sur d’innombrables patronymes qu’ils s’attribuent tour à Tour (fondue)
.
1) de BOURBON – Les Giscard (tout court) ont toujours voulu être appartenir à la noblesse, peut-être dans l’espoir secret que leur parti-cul(e) compenserait leur partie con ? Valéry Giscard a de nombreuses prétentions généalogiques, comme celle descendre, du côté maternel …. du roi Louis XV et de Catherine Éléonore Bénard, mais par l’escalier dérobé, car elle n’est qu’une des maitresses royales, et de plus par leur fille adultérine Adélaïde Starot de Saint-Germain.

2) de MONTALIVET – C’est aussi aussi en ligne directe que Giscard descendrait de Jean-Pierre et Camille de Montalivet, mais en fait c’est par sa mère May Bardoux, fille de Geneviève, épouse Georges Picot et arrière petite fille de Camille de Montalivet. Là les branches sont plutôt hautes 😉
.
3) de Haute Ville – La commune de Chamalières dont Valéry Giscard fut le maire, étant situé au-dessus de Clermont-Ferrand, on pourrait comprendre qu’il veuille se surnommer ainsi, mais quand : « Giscard rapporte lui-même dans une de ses conférences que sa famille serait issue de Robert Guiscard, fils de Tancrède de Hauteville, dont les derniers descendants légitimes sont les Wishart (Guiscard) of Pitarrow d’Écosse, cette affirmation n’est fondée sur aucune source » ; et frise le ridicule consommé. Car Guiscard, ainsi que nous l’avons expliqué plus haut (voir I.b) n’est qu’un surnom, un sobriquet qui signifie malin et rusé. [cf. Wikipédia]

4) de la TOUR FONDUE – C’est ainsi que Valéry Giscard (sénior) s’est fait appeler pensant un certain temps, au prétexte qu’il y eut un Jacques Guy Cousin de la Tour Fondue dans sa famille (voir ci-dessous). Mais Giscard dut renoncer à cet emprunt (le futur emprunt Giscard ?) après que le propriétaire légitime du patronyme, un vieillard chenu, émigré au Canada ait prit la peine de revenir exprès en France pour lui dire quelque chose comme : « veux-tu mon nom ? c’est non ! »

5) d’ESTAING – La famille de Giscard a enfin jeté son dévolu sur le nom et titres d’une « trisaïeule au quatrième degré par les femmes » [rien de moins que ça !]. Ainsi, elle prétend être de la prestigieuse famille d’Estaing qui compte Tristan d’Estaing, héros de la bataille de Bouvines, le Cardinal Pierre d’Estaing, François d’Estaing, évêque de Rodez et le plus fameux, l’amiral Charles-Henri d’Estaing, commandant de la flotte française expédiée pour apporter le soutient de la France à la guerre d’Indépendance des États-Unis.

Mais voilà, cette dame, à la branche généalogique de laquelle les Giscard veulent se raccrocher, comme le singe à la sienne, s’appelle en fait Lucie Madeleine Destaing (sans particule), dite dame du Buisson. Elle est née en 1769 au lieu dit du Buisson à Saint-Babel et elle est décédée le 10.03. 1844 à Saint-Amant-Tallende. Elle est la fille de Jean Dominique Destaing, né à Jabrun 1741-1813, sieur du Buisson, marié à Murol avec Catherine Dabert, décédée le 09.11.1774 au Buisson à Saint-Babel.

Son père, Jean Dominique Destaing  prétendait déjà descendre de la famille d’Estaing (avec particule).
Pour rendre crédible l’affaire, il lui avait donné les mêmes prénoms que la célèbre Lucie Madeleine d’Estaing, ce qui a fait croire qu’elle était la dernière héritière de cette célèbre maison.

Cette Lucie Madeleine d’Estaing, 1743-1826, vicomtesse de Ravel, héritière universelle de la famille d’Estaing, était celle là même qui défrayait les chroniques de son temps ; elle avait été la maîtresse de Louis XV, (décidément) dont elle avait eut deux enfants naturels et elle-même était la demi-sœur bâtarde de l’amiral d’Estaing qui venait de l’instituer son héritière en 1765.
.
« Lucie Madeleine Destaing (sans particule) s’est mariée à Saint-Babel le 12 janvier 1790 à Jacques Guy Cousin de la Tour Fondue, officier au Régiment de Bourgogne-infanterie. Elle serait la réelle ancêtre de la famille Giscard  » qui a souhaité « particuler » (pardonnez ce barbarisme) son nom.

6) de REQUISTAT – Enfin, « un petit dernier, pour la route » : « dans de nombreuses généalogies, Lucie-Madeleine Destaing, son père et ses ancêtres sont présentés comme seigneurs et dames de Réquistat. Or, le château de Réquistat n’a appartenu à la famille d’Estaing que de 1532 à 1590 et de 1669 à 1693. D’autre part, il ne s’agit pas de cette famille qui commence avec Guillaume d’Estaing ou Destaing (ca 1650 – 1711), habitant Jabrun, se disant noble et seigneur de Réquistat, fils de Joachim Destaing (ca 1630-1685) et de Suzanne Paulet, mais mentionnés en fait de noblesse pour avoir été condamnés pour usurpation de noblesse par jugement du 5 mai 1667« .
.
Destin ridicule, futile et fat que celui de ces gens dont le goût de la falsification leur tient lieu d’affaires de famille ; mais avec panache, je vous prie, car tout de même depuis 1667 … comme une marque célèbre de bière.
.
B) Giscard et l’Argent, le prototype même du radin … à suivre.
.
C) Giscard et ses Amours, … à suivre.
.
.
V/ LES TÉMOINS
.
Bokassa, Jean-Bedel (Vidéo 14:45 incroyables révélations avant sa mort). (Vidéo 52:52 version longue)
.
VI / 10 AFFAIRES SCANDALEUSES
.
 1 / AVIONS RENIFLEURS,
.
1975-1979 – C’est le scandale le plus noir (pétrole) du mandat présidentiel de Valéry Giscard, orchestré par les sieurs Aldo Bonassoli et Alain de Villegas qui proposent un appareil soit disant révolutionnaire : l’avion dit renifleur, selon l’appellation humoristique du journaliste Pierre Péan du Canard Enchainé qui relatera les détails de cette affaire d’escroquerie dont sera victime la société pétrolière Elf Aquitaine, c’est à dire son actionnaire unique, l’État Français, soit … le contribuable.

1971 La France subit le premier « choc pétrolier » ; durant l’année 1973, sous l’effet des revendications des pays producteurs de l’OPEP, le prix du baril grimpe de 3 à 10 $

1978, le prix du baril augmente à 13 $, une bagatelle, par rapport au 30$ du second choc pétrolier de 1980. Mais les dirigeants sont très inquiets et la proposition des deux « inventeurs » avait alors de quoi séduire. Le projet est d’apparence simple : construire un avion qui par un simple survol des territoires, détecterait les nappes et les gisements de pétrole. Les frais de prospection seraient alors réduits à un simple survol des zones par les avions « renifleurs ». La « bonne affaire » ne fait aucun doute pour les dirigeants et les actionnaires d’Elf Aquitaine. Les responsables de la société nationale, avancent qu’outre une application strictement pratique, des problèmes militaires pourraient être solutionnés par de tels avions, comme celui de repérer des sous-marins, vus comme de simples réservoirs de pétrole immergés.

Le président Valéry Giscard et Raymond Barre, son premier ministre de l’époque, signent un 1er contrat de 400 millions de francs, puis un 2ème et enfin un 3ème : au terme de l’année 1978, le « Total » de la facture sera d’un milliard de francs. Et ce malgré que des tests préalable déboucheront sur une fausse détection de gisements, entraînant déjà des doutes quant à la capacité réelle des appareils.

Dans quelle mesure, les cadres de Elf n’étaient-ils pas conscient de la réalité de cette escroquerie. N’auraient-ils pas trompé leur direction et/ou en accord avec elle, l’État français. Des enquêtes prouveront que des fonds ont bien été détournés, notamment par des versements à Fisalman, société dont le siège est situé à Panama, authentique paradis fiscal, s’il en est.
.
2 / BOKASSA ET LE SACRE IMPÉRIAL (vidéo ina.fr 56:42), organisé et financé par la France. Le 04.12.1977, Jean Bedel Bokassa, après s’être promu maréchal, se couronna finalement empereur, deux jours et 173 ans après la date anniversaire de celui de Napoléon Bonaparte. A la cérémonie où assistèrent quelques 5 000 invités, on ne vit aucun chef d’état, mais le ministre français de la Coopération Robert Galley. L’empereur Bokassa avait revêtu une réplique du costume que portait Napoléon Ier lors de son sacre, soit une épaisse cape de couleur écarlate, doublée de fourrure d’hermine blanche et d’une robe incrustée de perles sur laquelle étaient brodés en fils d’or des soleils et des abeilles.

La France a fourni la quasi totalité des accessoires de ce sacre, soit plus de 10 000 pièces d’orfèvrerie, 200 uniformes d’apparat, 600 smokings et 60 000 bouteilles de Champagne et de vins de Bourgogne. Jean-Pierre Dupont grand ordonnateur a sollicité le concours de très nombreux artisans et créateurs français comme le sculpteur Olivier Brice qui réalisa un trône monumental, décoré de l’aigle de Napoléon. Le célèbre couturier Pierre Cardin confectionna la garde-robe de l’empereur, tandis que le joaillier Claude Arthus-Bertrand créa une couronne d’or pur, sertie de 7 000 carats de diamants, dont un de 138 carats, joyaux estimés à plus de cinq millions de dollars (1977) ! Enfin ce sacre coûta plus de 100 millions de francs, financés en partie par Mouammar Kadhafi et l’autre par … le président Giscard, via les contribuables français.

Sur commande de la France et pour les archives personnelles de Bokassa, un film fut réalisé par le Service Cinématographique de l’Armée Française. Les bobines de ce film atterrirent dans les archives de l’ECPAD. A cause de l’affaire des diamants , les dirigeants de cet organisme furent invités par l’équipe du président Giscard, à mettre le film en sécurité avec la mention « diffusion restreinte » jusqu’à sa déclassification en juin 2008.
.
3 / BOKASSA et le Coup d’Etat de Giscard 20.09.1979, Bokassa raconte : « 10:30, aéroport de Benghazi en Libye, l’avion décolle pour Orly, mais au-dessus du territoire français, l’avion de Jean-Bedel Bokassa est détourné par les mirages de l’Armée de l’Air Française et forcé d’atterrir sur le terrain militaire d’Evreux [et non au Tchad]. Là, Jean-Bedel Bokassa est fouillé « jusqu’à un endroit impossible », ses valises et papiers saisis. Il est enfermé seul 4 jours et 4 nuits dans l’avion, puis à 4 heures du matin emmené vers Abidjan et mis en résidence surveillée en Côte d’Ivoire, sous la responsabilité de Felix Houphoüet Boigny. Toutes ses maisons personnelles à Bangui ont été fouillées et la totalité de leur contenu de valeur a été chargé dans des Transall, direction Orléans à la disposition de Giscard, » écrivain du livre la Démocratie Française, mais grand maître d’oeuvre de ce coup d’état : motif réel ? Insatisfait des conditions faites à son pays, l’empereur était en train de pactiser avec le colonel Khadafi.
.
4 / BOKASSA ET LES DIAMANTS , soit des pierres de 10, 20, 30 à 40 carats, aux dires de Jean Bedel Bokassa, soit des « petits » cadeaux qui entretiennent l’amitié. Un documentaire (Parole d’homme) de Bernard Cuau revient sur l’intervention télévisée de Valéry Giscard d’Estaing, celle la même où il réfute avoir reçu les fameux diamants. Dans ce film, un professeur de logique, invité pour l’occasion, démontre qu’en analysant le discours de Giscard, ce dernier rapporte en fait tout à fait le contraire de ce qu’il avait précédemment déclaré et qu’en conséquences, il aurait bien reçu des diamants de la part de Jean-Bedel Bokassa. Le film sera tout simplement … censuré 😉
.
5 / BOULIN : l’homme à abattre ? 1979 (30.10), Robert Boulin (article s/ http://jour-pour-jour.hautetfort.com), ministre du Travail de gouvernement de Raymond Barre, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. L’enquête conclut immédiatement à un suicide par noyade… dans 30 cm d’eau 😉 1983 la famille dépose plainte pour « homicide volontaire ». 1992 Malgré de multiples preuves (matérielles et médico-légales) en contradiction avec la version officielle, et la destruction ou le vol des principaux scellés, la justice rend une ordonnance de … non lieu. Depuis la famille Boulin se bat sans relâche pour obtenir la réouverture de l’instruction sur faits nouveaux. L’affaire sera définitivement prescrite en 2017… à suivre.
.
6 / de BROGLIE (jean, prince), celui que Giscard aimait appeler « mon Cousin », alors qu’il n’est en fait que celui de sa femme). 1965 co-fondateur avec Giscard du parti des Républicains Indépendants, 1967 secrétaire d’Etat aux Affaires Algériennes, 1969 puis des Etrangères du Général de Gaulle, 1974 responsable financier de la campagne électorale candidat Valéry Giscard.
.
1976 (24.12, vers 9:15) Jean de Broglie, vice président du Conseil Général de l’Eure, 55 ans, est révolvérisé alors qu’il sort d’un immeuble du XVII° arrondissement de Paris. Le régime de Giscard vacille dangereusement ! Mais 5 jours ne sont pas écoulés que le prince Michel Poniatowski, ministre de l’Intérieur de Giscard, annonce : il n’y a plus d’énigme, elle est élucidée ! Selon l’enquête, Pierre de Varga, conseiller juridique de Jean de Broglie, aurait eu un différend avec son client à qui il aurait emprunté une somme de 4.000.000 de francs : il sera donc désigné comme le commanditaire de ce meurtre, qu’un certain Guy Simoné, ancien inspecteur de police et proche de De Varga aurait organisé avec le truand Gérard Frêche comme exécuteur.
.
Seulement voilà, toute la hiérarchie policière était au courant de menaces qui pesaient sur Jean de Broglie, lequel faisait l’objet d’une surveillance rapprochée. En cette veille de Noël, les policiers de l’Antigang étaient déjà sur place à battre le pavé; fait corroborée par un ancien inspecteur de la B.R.I. qui dans son livre – La tentation de l’ombre (Gallimard) – confirme que ses chefs avaient décidé d’effacer toutes traces de leur présence sur les lieux. Plus tard, il sortira indemne d’un attentat à la bombe, alors qu’il se trouvait chez Yves Mourousi, son ami journaliste au 20 heures de TF1.
.
1981 Guy Simoné sera condamné à 10 ans de prison pour complicité de meurtre, mais il sera libéré en 1983.
.
2001 (03.12) soit 25 ans plus tard, la commission de révision des condamnations pénales juge recevable la requête de Guy Simoné ; mais l’affaire de Broglie demeure toujours classée « secret-défense »; les archives de la police ne sont pas disponibles 😦 Trafics d’armes, magouilles immobilières, secrets africains et des finances de la campagne présidentielle de Giscard, pourraient bien être les causes réelles de la mort de De Broglie, l’homme qui en savait trop ?
Cf. Les articles de presse du Monde (interview +++ de Guy Simoné) – du Parisiendu Nouvels Obs.
.
7/ ESTAING, la commune et son château – Voilà maintenant l’affaire du rachat du château d’Estaing, prétendûment celui des « ancêtres de Giscard », imposante bâtisse de 70 pièces. Est-ce l’une des raisons pour lesquelles l’ex président nous a invité à voter pour l’Europe : à savoir pour le faire rénover avec des fonds … européens.
.
1836 les religieuses de Saint-Joseph achètent le château. Elle y établiront un couvent et une école.
.
2000 Souhaitant revendre le château 164 ans plus tard, elles refusent l’offre d’achat d’Olivier Giscard (ancien maire de la commune 1965-1977) et de son frère Valéry Giscard. Elles cèdent donc le château au nouveau maire de la commune, qui fut cependant contactée parallèlement par Valéry Giscard et son frère Olivier.
.
2005 , soit 5 ans plus tard, le nouveau maire de la commune, pour on ne sait quelle raison, revend le château aux frères Giscard, pour la somme de 509 000 €. Les deux ventes se font sans appel d’offre, sans publicité et à un prix inférieur à celui du marché : un expert immobilier, membre d’un réseau premium d’agences reconnues pour leur sérieux, ayant été contacté par nos soins, l’a estimé à un prix de 850.000 €. Par ailleurs, au moment de la vente, plusieurs journaux européens de référence exprimèrent aussi leurs réserves devant les modalités de cette transaction.
.
2014 Si vous souhaitez, vous aussi, aider ce pauvre Giscard dans ses travaux de rénovation : Renseignement et réservations au 05.65.44.72.24 ou chateauestaing@wanadoo.fr – Ou sur place au Château d’Estaing, place de la Priousse 12190 Estaing.
.
8/ FRANCAFRIQUE ou France à fric ? 1974 Depuis le départ de Jacques Foccard, super ministre du Général, les affaires africaines tombent dans l’escarcelle directe de l’Elysée … à suivre.
Giscard l’Africain : « L’Afrique est le seul continent où la France peut encore, avec 500 hommes, changer le cours de l’Histoire. » (cf. L’Express du 15.12.1979).
.
9 / JOURNIAC (René), conseiller aux affaires africaines du président Giscard, bras droit de Jacques Foccart, révèle la contrefaçon des signatures de Jean-bedel Bokassa sur un nombre important de documents. Pas de chance pour lui, son avion qui se dirigeait vers du Tchad vers le Cameroun et bien que piloté par le propre neveu du président Omar Bongo, s’écrase : Vol tragique de deux colombes de la paix, 2 morts (en guise de pastiche du journal Charlie Hebdo et de son avis nécrologique irrévérencieux, lors du décès du Général de Gaulle : Bal tragique à Colombey, 1 mort.)
.
10/ URANIUM : au centre Afrique de Jean Bedel Bokassa, avec ce qui deviendra Areva, La France exploite les mines d’uranium de Bakouma prospectées par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et en extrait le minerai  … mais ne paie RIEN ! … à suivre.
.
.
VII / LA MOMIE
.
Actuellement l’ancien président Valéry est toujours :
.
Membre du conseil constitutionnel où il cohabita un temps avec son ennemi Jacques Chirac, celui qu’il accuse de l’avoir fait « chuter » lors de sa 2° campagne électorale, contre un certain François Mitterrand. … à suivre.
.
Le plus ancien ex président encore en vie depuis le début de la République : son statut entraine des frais colossaux que les esclaves-contribuables français payent sans rechigner (comme ceux de Nicolas Sarkosy). … à suivre.
.
VIII / NOTES
.
(1) réf. http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=VING_078_0133
.
(2) réf. http://books.google.fr/books?id=aV5sXUC_lncC&pg=PA351&lpg=PA351&dq=ag%C3%A9nor+bardoux&source=bl&ots=aJN3l6w559&sig=eSncsDK76aOXrT4E4J4Mv2EwPEk&hl=fr&sa=X&ei=7h4lVPasIMPP7QanhICIDQ&ved=0CD8Q6AEwAw#v=onepage&q=ag%C3%A9nor%20bardoux&f=false
.
(3) archive des Renseignements généraux, 1945 ; cité in Le choix de la défaite, les élites françaises dans les années 1930, p. 37, Annie Lacroix-Riz, Armand Colin, Paris, 2006.
.
(4) http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/decede/GISCARD-ESTAING.htm
.
(5) http://books.google.fr/books?id=5zkliher7YAC&pg=PA211&lpg=PA211&dq=Bardoux+%C3%A9tait+…+receveur+des+imp%C3%B4ts+%C3%A0+Bourges&source=bl&ots=CTPITlGFZB&sig=XW9Y3GBG5pWAvJGNmp922tH2oOA&hl=fr&sa=X&ei=_8InVI3IOZTvaJSDgogO&ved=0CEIQ6AEwBg#v=onepage&q=Bardoux%20%C3%A9tait%20…%20receveur%20des%20imp%C3%B4ts%20%C3%A0%20Bourges&f=false
.
http://g-langue-de-bois.fr/les_compteurs/compteur4.php
.
POST SCRIPTUM

Stroumpf assis

Si ces articles ont éveillé en vous le désir de ne pas rester les bras croisés, alors :
.
Inscrivez vous sur ce blog et ou sur nos pages Facebook

1) Page FACEBOOK : Les amis d’Histoire de France (Forum de discussion)
.
https://www.facebook.com/groups/297978957069601/members
.
2) Page FACEBOOK : Histoire de France (rappel des articles + commentaires)
.
https://www.facebook.com/histoiresdefrance?ref=hl
.
3° Page FACEBOOK / Perso / Lio de France (tous les articles de Lio)
.
https://www.facebook.com/delannoy2
.
Laissez un commentaire, ou attendez tranquillement chez vous, qu’on vienne vous chercher …
.
Nous contacter ? contact@histoiresdefrance.org
.
Faire un DON à O.N.G. Histoires de France®
Compte BITCOIN n° 1PFgEQ7vsD2tDKWLyfev2fQccQaEz5ePf3

PHI
Publicités

À propos de Lio de France

Lisez donc les posts de mes blogs : https://histoiresdefrance.wordpress.com http://polytechniquemines.wordpress.com http://viaducdufrioul.wordpress.com http://actionetcommunication.wordpress.com http://mercuredordefrance.wordpress.com http://atrium-center.blogspot.com http://delannoy.blogspirit.com ainsi que les blogs en français dont je corrige l'orthographe : http://chayR.blogspirit.com http://cigp.blogspirit.com http://doublegenre.wordpress.com

Discussion

4 réflexions sur “Qui est Valéry Giscard ?

  1. Oui, à y bien réfléchir, cela ne m’étonnerais pas du tout que ce cher Giscard ne descende aussi des croisés…par les fenêtres 🙂 En tous cas, bravo pour cette biographie autant précise qu’instructive !

    Aimé par 1 personne

    Publié par omegaedre | 1 octobre 2014, 1 h 56 min

Rétroliens/Pings

  1. Pingback: Qu’est-ce que la French American Foundation ? | Histoires de France - 1 octobre 2014

  2. Pingback: France, papa était-il un collabo des nazis ? | Histoires de France - 18 novembre 2014

  3. Pingback: Humour, 6 hommes politiques travestis – DOUBLE GENRE - 30 janvier 2016

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Articles récents

histoires de France

Catégories

Follow Histoires de France on WordPress.com
septembre 2014
L M M J V S D
« Août   Oct »
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930  

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles publications.

Rejoignez 1 015 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :